‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 327 sur 396 · SCÈNE III. 23i · texte numérisé non relu

SCÈNE III. 23i

'CLITANDRB.

Tu n as qu à la garder, je te la donne.

MARIANE

Il est homme d'esprit , vous avez raison.

Nous v^là donc d'aceord à présent, je serons trois têtes dans le même bonnet; acoutez, vousn'avez pas mal fait d*y fourrer la mienne.

MARIANE

Nous pouvons compter sur ton zèle et sur ta discrétiofl ?

THIBAUT

Oh ! pour cela, oui) la peste m'étouffe, je ne dis jamais rian : velà votre père qui va se remarier, par exemple ; il viant de me le dire, est-ce que je vous en ai parlé ?

MARIASE

Mon père va se remarier !

THIBAUT

Que cela ne vous cha^ine point , il vous mariera itou. Il attend ici aujourd'hui son gendre et sa maîtresse.

CLITANDRE

Que nous dis-tu là ?

THIBAUT

Pargué, ce qu'il m'a dit.

a3i LES VENDANGES DE SURENE.

MARIAKB.

Je TOUS en ayoisaTerti, Glitandre, tous ne m'avez pas voala croire.

CLITAH DRE.

Quelle apparence que votre père vous fit épouser un homme que vous n* avez jamais vu, qH*iI ne connoit pas lui-même ?

MARIANE

Cest le fils d*un de ses anciens amis le bailli de Gisors : il y a près d'un an qu'il me menace de ce mariage, et voilà ses menaces à la veffle d'être accomplies.

CLITANDRE

Il faut en empêcher l'effet.

MARIANE

Comment s'y prendre , Thibaut ?

THIBAUT

Il faudroit , pour bian faire , que vous ëponsbsifii sti-ci , et que vous n'épousissiez point sti-là.

MARIANE

Oui, justement.

THIBAUT

Acoutez ; ça est difficile, mais pourtant ça n'est n'est pas impossible.

CllTANDBE.

Ne pourrois-tu point nous aider à trouver quelque moyen?...

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