‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 356 sur 396 · LOR4VOE · texte numérisé non relu

LOR4VOE

Oui , ma chère madame Dubuisson, c*est moimême.

M. TBOM ASft.E4U,

Tu connoift cette persoque-là , ma voisiqe ?

M™® DUBUISfiON.

Vraiment oui ; c'est une de nos amies, une fort honnête fille, qui po^ule pour chanter ^atis à rOpéra , afin de se faire connoître. Eh ! qui vous amène en ce pays-ci , mademoiselle ?

LORANGE.

Trois ofiBciers de dragons de mes bons amis m*ont engagée d'y vei^ir en vendanges; et comme j'ai su , par occasion, que monsieur Vivien de La Ghaponnardière y étoit pour épouser la fille de monsieur , j'ai cru ne pouvoir ine dispenser de venir mettrcL empêchement à ce paariage.

VIVIEN

Mettre empêchement à mon mariage! et de <piel droit, madame?

LORANGE.

Gomment! de quel droit, petit perfide?

Que veut dire ceci, mon gendre?

a;! LES VENDANGES DE SURÊNE.

viviEir.

Le diable m'emporte si j'en sais rien ; je ne connois point cette créature-là.

LORANGE.

Tu ne me connois point, traître? Je te dévisagerai, si on me laisse faire.

isme DUBUISSON.

Eh! ne vous emportez pas de la sorte.

LORANGE.

Tu ne me connois pas? !N'est-ce pas toi qui m* as mise dans mes meubles ?

VIVIEN

Moi?

Mon gendre!...

LOB ANGE.

Avant que je connusse ce libertin-là , ma réputation flairoit comme baume dans tout le quartier du Palais-Royal.

M"»» DUBUISSON

Je vous le diWs bien, elle a toujours passé pour une fille fort sage.

LORANGE.

Si vous saviez, monsieur, comme il m*a attrapée I

M. THOMASSEAU. <

Cela ne vaut rien , mon gendre ; voilà de mauvaises manières.

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