‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 357 sur 396 · SCÈNE XXII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII

VIVIEN

Je Yoas proteste , monsieur Thomas^ean...

LORANCE.

Tenez, monsieur, il venoit quelquefois ehez une honnête marquise qui donne à jouer; il ms vit, je lui plus; je le vis, il me plut.

M™« DCBCISSON.

Il vous proposa quelques parties de plaisir?

LOKANGE.

Vraiment , nous soupâmes ensemble dès le soir même : il me fit boire tant de ratafia et tant manger de truffes! Oh! pour cela, l'argent ne lui coûte rien , il fait bien les choses.

Mine DlTBtJlSSOIV.

Cet homme-là est d'une grande dépense, au moins.

M., THOMASSEAU.

Oui, cela n accommode point un ménage.

M™« DUBUISSÔN.

Il ne faut pas demander si le lendemain il alla vous rendre visite.

V LORANGE.

Oui; madame; et deux jours après il m'envoya une tapisserie de brocatelle, un petit lit de damas feuille morte , avec la petite oie.

M. THOMASSEAU.

Un lit de damas ! cela est violent.

VIVIEN

Si j*ai jamais vu cette coquine-Ià! si je sais ce que c'est que tout ce qu elle dit !

LORANGE.

Oh ! tu as beau nier, il faut que tu m* épouses ou que tu sois pendu.

VIVIEN

Je vous épouserai, moi?

LOBAN6E.

Oui , par la ventrebleu , tu m*époQseras.

M™e DCBUISSON.

Ne vous tourmentez donc point, mademoiselle, vous vous ferez malade.

LORANGE.

Ah! je veux que cinq cents diables me tordent le cou, madame, si...

VIVIEN. t

Voilà une effrontée carogne.

M. TBOMASSEAU.

Allez , monsieur ; vous devriez mourir de honte de faire des présents à des tilles qui jurent comme cela.

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