‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 36 sur 396 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

MADAME PATIN, M. MIGÀUD, LISETTE

M»« PATin.

* On est le chevaker , Lisette ? Qu*a- t*il dit en mou absence? qu'a-t-il fait?

LISETTE

B a lait haut le pied, madame, dès que vous avez eu le dos tourné.

Bime PATIN.

Quoi ! je nre sors que pour Fobliger ; il me pro-» met de m' attendre , et je ne le trouve pas !

LISETTE

Bon ! madame : est-ce que les gens comme monsieur le chevalier sont faits pour attendre , et peùvent-ils demeurer en place? Gela est bon à des gens raisonnables , comme monsieur y par exemple, qui veut vous, parler, et qui na point voulu sortir que vous ne fussiez rentrée. M»® PATIN, bas.

J'aimeroisbien mieux que celui-là se fat impatienté que Tautre. (haut,) Je viens de chez vous y monsieur, et cela est fort mal de ne vous y être pas trouvé.

M. HIGAUD.

Je vous aurois attendue, madame , si j'avois pu prévoir l'honneur que vous m*avez fait ; mais j*ai passé chez une marquise.

M™« PATIN

Chez une marquise, monsieur, chez une marquise! Quand on aura affaire à vous, il faudra vous aller chercher chez des marquises? Il me semble que des personnes comme vous, dévouées au public, ne doivent être que chez eux ou au palais , occupés uniquement à leurs affaires ou à celles de leurs parties.

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