SCÈNE II
MADAME PATIN, M. MIGÀUD, LISETTE
M»« PATin.
* On est le chevaker , Lisette ? Qu*a- t*il dit en mou absence? qu'a-t-il fait?
LISETTE
B a lait haut le pied, madame, dès que vous avez eu le dos tourné.
Bime PATIN.
Quoi ! je nre sors que pour Fobliger ; il me pro-» met de m' attendre , et je ne le trouve pas !
LISETTE
Bon ! madame : est-ce que les gens comme monsieur le chevalier sont faits pour attendre , et peùvent-ils demeurer en place? Gela est bon à des gens raisonnables , comme monsieur y par exemple, qui veut vous, parler, et qui na point voulu sortir que vous ne fussiez rentrée. M»® PATIN, bas.
J'aimeroisbien mieux que celui-là se fat impatienté que Tautre. (haut,) Je viens de chez vous y monsieur, et cela est fort mal de ne vous y être pas trouvé.
M. HIGAUD.
Je vous aurois attendue, madame , si j'avois pu prévoir l'honneur que vous m*avez fait ; mais j*ai passé chez une marquise.
M™« PATIN
Chez une marquise, monsieur, chez une marquise! Quand on aura affaire à vous, il faudra vous aller chercher chez des marquises? Il me semble que des personnes comme vous, dévouées au public, ne doivent être que chez eux ou au palais , occupés uniquement à leurs affaires ou à celles de leurs parties.