‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 367 sur 396 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

MARTINE

Deux carrosses tout pleins de madames , et une charretée de procureux, qui venont d'arriver dans la cour de la farme. Ils sont péle-méle a¥ec de grands soudarts., qui caressont les femmes et qui battont les hommes. Ils disont tretous que TOUS leur faites pièce.

M. GRIMAUDIN.

Mon pauvre filleul ! •

LÉPINE

Vos petits états sont mal policés, mon parrain ; il y faut mettre ordre.

m™« la roche.

Il n'y a point de temps à perdre.

M. GRIMAUDIN. ^

Tu as raison : je m'en vais leur faire donner assignation par mon sergent à ce qu'ils aient à se retirer et à en venir par-devant le bailli dans la huitaine , avec protestation 9e les prendre à partie en leur propre et privé nom, en 6as de désordre.

LÉPINE

Leur signifiant que vous êtes procureur , n'estce pas?

MVM LA ROCHE.

Eh, monsieur! vous n'y songez pas; ces gensla jetteront votre sergent dans le puits , et ils met-

tront le feu à la maison ; c'est moi qui yous le dis.

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