MADAME LA ROCHE, M. GRIMAUDIN
LÉPINE
nmc 1,4 ROCHE.
Qu'est-ce que c'est donc, monsieur? Est- ce vous qui faites venir ici une compagnie de gens d'armes, pour prendre possession de votre terre avec plus d'éclat?
M. GRIMAUDIN.
Comment donc ? que veux-tu dire ?
M™« LAROCHE
Us sont plus de cinquante hommes à cheval , qui logeront cette nuit dans le village : ils disent qu'ils se sont détournés de trois lieues pour passer par ici.
M- GRIMAUDIN.
Ils prennent bien de la peine ; et pourquoi ne vont-ils pas leur chemin ?
LAPINE
C'est quelque ofBcier de votre connoissance ,
a94 LES VACANCES,
apparemment, qui vieat tous rendre visite poor honorer votre prise de possession.
H. GRIMAVDIR.
Oui; mais il ne falloit pas qu'il vînt avec tant de monde.
M">* Là ROCHB.
Venez donc voir ce que vous en ferez; ils veulent mettre leurs ckevadk dans le château, parcequ'iln*y a pas assez d'écuries dans le village.
M. GRIMAODIN.
Leurs chevaux dans le château ! Ah , ah ! je leur ferai bien voir... Allons, allons, mon filleul, un bon procès-verbal de Dieu; commençons touj ours par là.
LÉPIVE.
Autant de papier timbré perdu, mon parrain ; •n ne gagne rien à plaider avec ces gens>là.