‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 379 sur 396 · SCÈNE XIV. 3i · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV. 3i

CLITANDRE

Oui, je le vois bien, tu nas que des idées confuses; mais comme les miennes sont certaines, si tu ne me rends les soixante louis qui étoient dans ma bourse...

LÉPINE

Ah, ah , ah ! soixante louis ! Il n y en avoit que trente-neuf, ou le diable m*e|nporte.

Trente-neuf, soit. Mon diamant de quatre cents écus? ^

LÉPINE

Gomment, quatre cents ëcus ! Ah, monsieur! il faut avoir de la conscience: ou l'orfèvre ou vous, vous êtes des fripons; il n'y a pas de milieu. Je suis un honnête (garçon, moi; si j'en ai eu plus de quatre cent trente-cinq livres...

GLITANDRE.

Tu as vendu le diamant? Et la boite? le por^ trait?

LÉPINE

Oh! pour 1« portrait, je vous le rendrai. Celui qui a achète la boîte n en a point voulu ; il est d*uQe vieille.

^ GLITANDRE.

Il me faut rendre tout, autrement tu peux bien compter...

3i6 LES VACANCES.

L É p I T< E , sejetan ta ses genoux. Eh! miséricorde, monsieur! oe me perdez pas, je suis an enfant de famille : mon grand-père est sergent, mon père cabaretier, mon oncle fripier, et ma mère sage-femme ; ne déshonorez pas notre maison , je vous le demande en grâce.

CLiTASnRE.

Lève-toi. Que fai^-tu ici? y as-tu quelque connoissBDce?

LÉPINE

Si j'en ai ? Je suis un des premiers magistrats du village, monsieur; procureur-fiscal à votre service.

glitanphe.

Toi, procureur? et par quelle aventiire*?

Page 1