V. HIGAOD
Je le crois; mais elle est une de ces parleuses qui disent peu de paroles qui ne portent coup. Je l'ai trouvée dans le dessein de faire un étrange éclat. Son courroux a un peu perdu de sa violence à ma prière, mais je ne l'ai que suspendu ; c'est à vous , madame , de l'étouffer tout-àfait.
M«"e PATIK.
Mais encore, que faudroit-il que je fisse pour cela ?
8o LE CHEVALIER A LA MODE.
M. niOAUD.
Il faudroit iui rendre ^site, lai faire quelques civilités.
M»* PATIN
Moi! lai rendre visite, lai faire des civilités 1
moi ! moi I
M. HIGAUD.
Faites-loi donc aa moins pailer par qtiélque personne qui puisse la persuader mieux que je n*ai fait. La chose est de conséquence, madame.
g|tte pàTin.
Mais je ne cônnois point les amis de cette femme-là, et je ne veux point me donner de peine pour les connoître.
M. MIGAUD.
Cela n'est point si difficile ; et si Ton ponvoit seulement trouver quelque habitude auprès d'un certain chevalier de Ville-Fontaine...
M**« PATIN
Le chevalier de Ville-Fontaine, dites-vous?
M. MIGAUD.
Oui , madame : c'est un homme qui la gouverne absolument.
M«e PATIN.
Ge chevalier est amoureux de cette marquise ?
M. MIGAUD.
Non pas , madame : c'est la marquise qui est