‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 40 sur 396 · ACTE III, SCÈNE II. ^ Si · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II. ^ Si

amoureuse du chevalier; elle chevalier, a la bonté de souffrir qu'elle Faime, parcequ'il y trouve son compte.

Mme PATIS.

Lisette, qu'est-ce ci?

M. MIGAUD.

Faites parler cet homme-là ^ madame : il n'est pas que quelque femme de vos amies ne soit des siennes, et il a la réputation de connottre bien des dames.

M»« PATIN

J'aurai soin de m'en informer.

M. MIGAUD.

Il y en a cinq ou six, entre autres , avec qui il a, quelque espèce d'engagement, pour quelque façon de mariage, à ce que j'ai ouï dire.

M"»« PATI H

Ma pauvre Lisette !

M. MIGAUD.

C'est un caractère d'homme fort particulier : il a, comme je vous ai dit, ordinairement cinq ou six commerces avec autant de belles. Il leur promet tour à tour de les épouser, suivant qu'il a plus ou moins affaire d'argent. L'une a soin de son équipage, l'autre lui fournit de quoi jouer, celle-ci arrête les parties de son tailleur , celle-là paie ses meubles et son appartement ; et toutes

Bs LE CHEVALIER Â LA MODE.

ces makresses scmt comme aaf «nt èe fenaes qui

hii font «in gros revena.

M™« PATI»

Voilà, comme irettd ^es, un étrange caractère, et je ne sais s*il n*y a peint ^e dsqtoe à eennoitre un homme comme cehii'4à. Ceia ne fait point d'hoittenr dans le inonde.

tt. liflGAUD.

Cest pourtant le 9eii|.i qui peut apaiser la marquise, et vous épargner les démarches qui votts font tant de répugnance. Adieu , madame ; ne négligez point cette affaire , je vous en conjnt^ : elle est plus importante que Vous ne pouvez vous f imaginer.

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