ACTE III, SCÈNE II. ^ Si
amoureuse du chevalier; elle chevalier, a la bonté de souffrir qu'elle Faime, parcequ'il y trouve son compte.
Mme PATIS.
Lisette, qu'est-ce ci?
M. MIGAUD.
Faites parler cet homme-là ^ madame : il n'est pas que quelque femme de vos amies ne soit des siennes, et il a la réputation de connottre bien des dames.
M»« PATIN
J'aurai soin de m'en informer.
M. MIGAUD.
Il y en a cinq ou six, entre autres , avec qui il a, quelque espèce d'engagement, pour quelque façon de mariage, à ce que j'ai ouï dire.
M"»« PATI H
Ma pauvre Lisette !
M. MIGAUD.
C'est un caractère d'homme fort particulier : il a, comme je vous ai dit, ordinairement cinq ou six commerces avec autant de belles. Il leur promet tour à tour de les épouser, suivant qu'il a plus ou moins affaire d'argent. L'une a soin de son équipage, l'autre lui fournit de quoi jouer, celle-ci arrête les parties de son tailleur , celle-là paie ses meubles et son appartement ; et toutes
Bs LE CHEVALIER Â LA MODE.
ces makresses scmt comme aaf «nt èe fenaes qui
hii font «in gros revena.
M™« PATI»
Voilà, comme irettd ^es, un étrange caractère, et je ne sais s*il n*y a peint ^e dsqtoe à eennoitre un homme comme cehii'4à. Ceia ne fait point d'hoittenr dans le inonde.
tt. liflGAUD.
Cest pourtant le 9eii|.i qui peut apaiser la marquise, et vous épargner les démarches qui votts font tant de répugnance. Adieu , madame ; ne négligez point cette affaire , je vous en conjnt^ : elle est plus importante que Vous ne pouvez vous f imaginer.