‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 46 sur 396 · CB18PIN · texte numérisé non relu

CB18PIN

Que dirai-je ?

LE CHEVALIER

Si tu Reparles...

CRIS PIN, à madame Patin.

Cette comtesse-là est une folle, et c'est par une espèce de sympathie que mon maître... Que diable , vous me ferez dire quelque sottise , et puis vous vous fâcherez contre moi.

M«a« P&TIK.

La sympathie est admirable. Et cette mademoiselle du Hasard, est-'Ce par sympathie qu'il lui rend visite , ou pour se faire hdnneur dans le monde?

Hé fi , madame! Il ne la va jamais voir qu'en sortant de chez Rousseau. Quand il est un peu en train, sur les trois ou quatre heures du matin, il va faire du bruit chez elle pour se divertir.

LE CHEVALIER

£s-tu fou ?

cnispiH.

Mon, moMÎeur ; voas me dites de parler^ et je parle , comme vous voyez.

««M PATIM.

L'heure est fort bonne et fort commode. Et la marquise au teint luiMunt, quel engagement a-til avec elle ?

caispiH.

Ah , madame I il ne voit cette m^urquiso que par admiratic».

Mwe PATIN.

Cornaient f par admkation ?

CBISPIS.

Oui, madame. Il y a quarante. «ni queUe «a avoit trente, et elle n'ea a présentement que treate«deiuL tout au pi«8* C'est une merveiUe, au moins, d'avoir trouvé le tacret de vieillir si doucement.

M™« PATIK.

idi, chevalier! votre laquais est bien instruit.

cnisPiN.

Madame , je vous dis les choses en consoioooe»

une PATIN.

Il n'importe , je veux bien vous croire innocent, puisque vous tâches de le paroitre; et je vous aurois , je crois, pardonné, si je votfs avois trouvé coupable.

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