ACTE IV, SCÈNE I. Ii
Oui, vrai/neut, et il y a plus de quinze jours que je n en ai poin^ employé d'autres*
. . CRISPIM. »
Mais, monsieur (car il n y a personne dans ce logis, et nous pouvons parler en assurance de vos fredaines), de qui savez<vous cette aventure, s'il vous plaît?
LE CHEVALIER
De la baronne elle-même, que j ai trouvée dans u&e colère épouvantable contre moi.
CAisPiir.
Cent diables! vous avez passé un mauvais quart d'heure ; et, sauf correction , madame la baronne est la plus méchante carogne qu'il y ait au monde.
LE CHEVALIER
D'accord ; mais nous savons. Dieu merci , l'art de la mettre à la raison.
Vous êtes un fort habile homme.
LE CHEVALIER. t
Il n a pas fallu grande habileté pour cela. EUIe crioit comme une enragée, et j'ai crié cent fois plus haut qu'elle ; car il est bon quelquefois de faire le fier avec les dames.
lO.
ti4 LE CHEVALIER A LA MODE.
CRISPIR.
Le fier?
LE CHEVALIER
Oui, le fier ; et quand j*ai '^u sa fureur un peu dîtninuëe, je me suis justifié le mieux qu'il m'a été possiblie.
CRISPIV.
Et elle a pris tout ce que vous lui avez dit pottr de l'argent comptailt?
LIE CHEVALIER
Non ; elle sVst emportée plus fort que jamais ; et je n'ai point trouvé d'autre inoyen de la réduire que de prendre un air de mépris pottr elle, qui l'a piquée jusqu'au vif.
CRISPIH.
Et cet air de mépris a réussi ? '
LE CHEVALIER
A merveille , et nous sommes meilleurs amis que nous n'avons été.
La pauvre femme ! Mais ne craignez-v6us rien , lorsqu'elle saura votre mariage avec madame Patin?
LE CHEVALIER
Et que voudrois-tu que je craignisse?
CRI8PIK.
Que sais-je ?Une femme diablesse est quelque-