‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 61 sur 396 · ACTE IV, SCÈNE I. Ii · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I. Ii

Oui, vrai/neut, et il y a plus de quinze jours que je n en ai poin^ employé d'autres*

. . CRISPIM. »

Mais, monsieur (car il n y a personne dans ce logis, et nous pouvons parler en assurance de vos fredaines), de qui savez<vous cette aventure, s'il vous plaît?

LE CHEVALIER

De la baronne elle-même, que j ai trouvée dans u&e colère épouvantable contre moi.

CAisPiir.

Cent diables! vous avez passé un mauvais quart d'heure ; et, sauf correction , madame la baronne est la plus méchante carogne qu'il y ait au monde.

LE CHEVALIER

D'accord ; mais nous savons. Dieu merci , l'art de la mettre à la raison.

Vous êtes un fort habile homme.

LE CHEVALIER. t

Il n a pas fallu grande habileté pour cela. EUIe crioit comme une enragée, et j'ai crié cent fois plus haut qu'elle ; car il est bon quelquefois de faire le fier avec les dames.

lO.

ti4 LE CHEVALIER A LA MODE.

CRISPIR.

Le fier?

LE CHEVALIER

Oui, le fier ; et quand j*ai '^u sa fureur un peu dîtninuëe, je me suis justifié le mieux qu'il m'a été possiblie.

CRISPIV.

Et elle a pris tout ce que vous lui avez dit pottr de l'argent comptailt?

LIE CHEVALIER

Non ; elle sVst emportée plus fort que jamais ; et je n'ai point trouvé d'autre inoyen de la réduire que de prendre un air de mépris pottr elle, qui l'a piquée jusqu'au vif.

CRISPIH.

Et cet air de mépris a réussi ? '

LE CHEVALIER

A merveille , et nous sommes meilleurs amis que nous n'avons été.

La pauvre femme ! Mais ne craignez-v6us rien , lorsqu'elle saura votre mariage avec madame Patin?

LE CHEVALIER

Et que voudrois-tu que je craignisse?

CRI8PIK.

Que sais-je ?Une femme diablesse est quelque-

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