‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 69 sur 396 · ACTE IV, SCÈNE II. iib · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II. iib

vous aime, en expirant de douleur de vous avoir offensée.

tiWi PATI9.

ïievez-vous, leves-vous, monsieur le chevalier.

GBISPIH.

'La pauvre femme !

LE CHEVALIEB.

Âh , madame ! que je mérite peu...*

M«« PATIN

Ah , petit cruel î à quelle eltrémité avez* vous pense porter mon dépit? Savez-vous bien, ingrat , qu'il ne s'en faut presque rien que je ne sois la femme de monsieur Migaud ?

Si cela est , madame , j'irai déchirer sa robe entre les bras mêmes de la justice, et je me ferai la plus sanglante affiaire...

M«e PATI».

Non , non , chevalier ; laissez-le en repos : le pauvre homme ne sera que trop malheureux de né me point avoir ; mais je vous avpue qu'il m*aaroit , si j'avois trouvé mon beau-frère chez lui : heureusement il n y étoit pas.

LE CHEVALIER

Ah, je respire! Je viens donc de l'échapper belle , madame ?

ta6 LE CHEVALIER A LÀ MODE.

M»« PATIN

Voas vous en seriez consolé avec la baronne.

LE CHEVALIEII.

■ £h fi, madame ! ne me parlez. point de cela, je VOUS prie. Je ne songe uniquement, je vous jure, quà lui donner mille pistoles que je lui dois , et qu'il faut que je lui paie incessamment: madame , je vous en conjure.

urne PATIN.

Si vous êtes bien véritablement dans ce dessein, j*ai de l'argent, chevalier, venez dans mon cabinet.

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