L13GILE
Je crois qu^il n a pas osé ; mais ce qui me fâche le plus, c*est que mon père m'a donné ces deux soufflets devant lui.
Mn»«. PATIN»
Le brutal !
LPCILE.
Gela me tient au cœur, voyez-vous ; et j*ai bien résolu de m'en venger.
urne PATIN.
Hé bien , uia nièce , qu'est-ce que je puis faire pour vous?
LUGILE.
J'aurois besoin d'un bon conseil , ma tante.
Sime PATIN.
Mais encore ?
LOCILE.
Ce monsieur m'a priée de trouver bon qu'il m'enlevât. Conseillez-moi d'y consentir, ma tante, vous ne sauriez me faire plus de plaisir.
M"»e PATIN.
Si je vous le conseillerai, ma nièce ! il ne faut pas manquer cette affaire faute de résolution. Où ' est-il à présent?
LUCILE
Il est ailé prendre deux mille pistoles chez son
i53 LE CHEVALIER A LÀ MODE, intendant , et il doit se rendre, dans son carrosse , à la place des Victoires, où j*ai laissé Marton pour Tattendre, et pour me venir dire quand il y sera. i
LISETTE, bas.
La partie n*est pas mal liée; mais il ne sera pourtant pas difficile à monsieur Serrefort de la rompre. '
Mme PATIN.
Voici ce. quil y a à faire , ma nièce : dès que voire amant sera au rendez-vous, il faut qu'il vienne ici, je serai bien aise de le voir; je ferai mettre s^ chevaux à mon carrosse, et vous irez ensemble à une maison de campagne, où je répondrois bien qu'on n'ira pas vous chercher.
LU CI LE
Ah, ma bonne tante! que je vous ai d'obligation! Mais il faudroit envoyer quelqu'un dire à Marton de l'amener.
fume PATIM.
£nvoyez-y un laquais, Lisette.
Oui, madame, (^bas.) Je vais l'envoyer chez monsieur Migaud; la fête ne seroit pas bonne sans lui.
LUCILE
Au moins, ma tante, ce n'est que par votre