‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 91 sur 396 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LE CHEVALIER, CRISPTN, madame PATIN,

LUCILE

LE CHEVALIER, à Crispin, Dès que j'aurai les mille pistoles, je ne ferai pas grand séjour chez madame Patin.

LUCILE, au chevalier»

Ah ! monsieur, vous voilà? Qui vous a déjà dit qnej'étoisîci?

( LE CHEVALIER

Ah! Crispin, quel ineidei^t! c'est ma petite brune !

Comment , morbleu , la petite brune !

LUCILE

Voilà, ma tante, monsieur, dont je vous ai toujours dit tant de bien.

LE CHEVALIER

Sa tante !

i54 LE CHEVALIER Â LA MODE.

GRISPIH.

Aïe , aïe , aïe 9 ceci ne vaut pas le diable.

LE CHEVALIER

Mademoiselle, j*ai l'honneur...

M»" PATtN.

Qu'est-ce que cela signifie, ma nièce?

LCCILE.

Monsieur est la personne dont je vous ai parlé.

LE CHEVALIER

Oui , madame , j'avois prié mademoiselle votre nièce de... * .

M»« PATIN

Quoi , monsieur ! il est donc vrai que vous êtes le plus fourbe de tous les hommes?

LUGILE.

Ah, ma tante ! que dites-vous là ? Vous me trahissez, ma tante ; vous me dites de le faire venir, et vous le querellez quand il est venu.

Ah ! ma pauvre nièce, quelle aventure !

LE CHEVALIER

Grispin ?

L'affaire est épineuse.

LUCILE

Je n y comprends rien , ma tante , en vérité.

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