‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 95 sur 396 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

M. SERREFORT, madame PATIN, LUCILE, LE CHEVALIER, CRISPIN.

H. SERREFORT, au chetfalier.

Non, non, monsieur, il n'est pas besoin de vous cacher. Ah, ah! madame ma belle-sœur, c'est donc là ce monsieur le chevalier que vous voulez épouser? •

M™e PATIN.

Oui, monsieur, c'est ce même chevalier que

i6o LE CHEVALIER A- LÀ MODE, mademoiselle votre fille court aux Tuileries , et qui sans moi seroit peut-être votre gendre à l'heure qn^il est.

M. SERREFORT.

Que vois-je? c'est le même homme que j*ai trouvé chez moi.

LE CHEVALIER

Nous sommes heureux à nous rencontrer, comme vous voyez.

M. SERREFORT.

Quoi, monsieur, en même jour vouloir épouser ina sœur et ma fiUe! c'est avoir bien la rage d'épouser pour me persécuter !

LE CHEVALIER

Moi, monsieur! au contraire; et pour vous faire voir que je veux être de vos amis, avantagez, de ces deux dames, celle que vous haïssez, et j'en ferai ma femme tout aussitôt.

M. SERREFORT.

Qu'est-ce à dire cela? Oh! je ne prétends pas que vous épousiez ni l'une ni l'autre.

Page 1