‹ Répertoire du théâtre françaisChapitre 96 sur 396 · CRISPIN, LISETTE · texte numérisé non relu

CRISPIN, LISETTE

M. MiOAUD,à madame Patin.

Un de vos laquais, madame, vient de m* avertir avec empressement que vous me vouliez parler de quelque chose; je nai point perdu de temps.

M«e P4TIN.

Oui, monsieur, il semble que mon laquais ait deviné ma pensée , et vous venez tout à propos profiter de mon dépit.

H. MIGAUD.

Comment donc , madame ?

M»* PATIN

Voilà ma main^ monsieur ^ et dès demain je vous épouse , pourvu qu'en même temps monsieur votre fils épouse ma nièce.

M. MIOAUD.

Ah, madame! que cette condition me fait plaisir! • -

M. SERREFORT.

C'est moi qui vous réponds de cet article, et

i6s LE CHEVALIER A LA MODE.

ma fiUe, je crois, n*aura pas Faudace de résister

à mes volontés.

LUCILE

Dans le désespoir où je suis, mon père, je ferai tout ce que vous voudrez.

nime PATIN, au chevalier.

Tu n'épouseras pas ma nièce, perfide !

LUCILE, au chevalier.

Vous ne serez jamais le mari de ma tante pourtant.

Adieu donc, mesdames, jusqu'au revoir. El^ bien, monsieur, ne save»-vou$ pas quelque petit air sur cette aventure-là? Une chanson à propos raccommode quelquefois bien ^es choses, comme vous savez.

LE CHEVALIEB.

Il n y a que les mille pistoles de madame Patin que je regrette en tout ceci. Allons retrouver la baronne, et continuons de la ménager jusqu'à ce qu'il me vienne quelque meilleure for^ tune.

FIN DU CHEVALIER k LA MODE.

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