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VIRAGE ET FIXAGE SIMULTANÉS DES ÉPREUVES

La venue de l’épreuve peut être surveillée comme à l’ordinaire, sans qu'aucun dérangement soit à craindre, et si l’ovale-type, aussi bien que le cliché-écran, ont été exécutés avec soin, les résultats ne laisseront rien à désirer comme finesse et douceur de ton.

187. — VIRAGE ET FIXAGE SIMULTANÉS DES ÉPREUVES positives sur Papier. (Pfiot.)

§ 1 . Préparez un bain de :

Eau de pluie 1 litre 125 gr.

Hyposulfite de soude (795) 120

Chlorure d’or (273) 0.45

Nitrate d’argent (983) 0.60

Acétate de soude (14) 0.30

Chlorure de chaux (267) 0.30

Alcool (68) 15

Il faut que l’or soit dissous dans 60 gr. d’eau et l’on mélange à la solution ci-dessus, en ayant soin de remuer avant l’usage.

§ 2. Dans les grands froids, il est urgent de mettre dans ce bain une certaine quantité d’eau chaude à chaque fois qu’on s’en sert.

Quand une opération de virage a été faite, on remet dans le bain une même quantité d’acétate de soude, de chlorure de chaux et d’alcool, que l’on avait mise dans la solution ci-dessus. On y ajoute également de l’or, en comptant 0gr.09 à Os*'. 12 par feuille de papier albuminé.

§ 3. L’hyposulfîte est aussi renouvelé, au moins en partie, après chaque opération. Il est bon d’en faire d’abord une dissolution saturée dans l’eau chaude.

Pendant tout le temps que les épreuves sont au bain, il faut les y agiter (95) et laver à fond après le virage.

188. — VIRAGE AU CHLORURE D’OR ET DE CHAUX des Epreuves positives sur papier albuminé : (C. Ommeganck, 1862). (P/ioL). V. 1505.

§ 1 . Parmi les nombreuses méthodes de tirage décrites, et dont le nombre prouve le peu de certitude du procédé, on doit en remarquer

VIRWGE AU CHLORURE d'oR ET DE CHAUX.

plusieurs qui, convenablement modifiées, amènent de très-belles colorations, tout en laissant aux épreuves la solidité qu’on est en droit d’en attendre. On peut parfaitement combiner entre. eux les corps préconisés et arriver à une méthode plus sûre et offrant le moins possible de chances d’insuccès.

§ 2. Les épreuves positives, sortant du châssis (240), sont mises à tremper 10' dans la plus petite quantité d’eau possible, puis agitées 2" à 3" dans une autre eau abondante qui forme un lavage extérieur, et sont enfin plongées dans le bain vireur suivant, où on les agite continuellement jusqu’à ce qu’elles aient acquis un ton bleu vif.

Chlorure d’or (273) 08^-25

Carbonate de chaux (208) 2.50

Chlorure de chaux (268) 0.37

Eau 1000

§ 3. Il est simple de commencer par faire soi-même le sel d’or dont on doit se servir. Le chlorure d’or étant un chlorhydrate de chlorure

de la forme : Au CP, Cl H.

Dissolvez dans une eau régale formée de :

Acide nitrique (1002) 1 partie.

Acide hydrochlorique (254) 2

Or (1025) métallique ou son équivalent allié. . 6 gr.

La dissolution opérée, ajoutez à la solution :

Chlprure de sodium 2

afin d’empêcher la décomposition lors de l’évaporation (601) du liquide que vous évaporerez à une douce chaleur, jusqu’à consistance demisirupeuse, demi-solide.

Le peu d’acide qui demeure ne nuisant pas aux opérations suivantes, il est inutile de pousser' jusqu’à siccité.

§ 4. Dissolvez cette matière dans :

Eau distillée 100 c.c.

Vous formerez ainsi une liqueur titrée contenant 1 gr. de sel d’or par lOcc de solution, car nous verrons tout-à-l’heure que le produit a été de 10 gr. de sel composé.

Cette liqueur évite l’emploi de la balance (142, fig. 22-24), puisqu’elle donne 08^.25 de sel d’or pour 28^.30 de liquide.

§ 3. Si nous évaluons en chiffres ronds les poids atomiques du sel d’or ainsi fabriqué, nous trouvons : or métallique 200: chlore et hydrogène 140, total, 340. Déduisant, nous aurons 10-|-7=17etX^^

soit :

Or. . . 60

Chlore et hydrogène 42

Total 102

environ 10 gr. du sel d’or que nous venons décomposer.

§ 6. Pour faire le bain, on prend :

Dissolution d’or titrée, § 3,4 10. c.c.

YIRAGE AU CHLORURE d"OR ET DE CHAUX.

que l’on verse dans un mortier de porcelaine (959); on ajoute :

Blanc de craie (carbonate de chaux) (208). . . 10 gr.

On triture et on laisse 1 heure en contact si l’on veut s’en servir de suite, 10' seulement si le bain est pour le lendemain, ce qui convient mieux. Par ce contact, le chlorure d’or abandonne son acide en excès et une certaine quantité de chlore (252). 11 est même prudent, en liiver, d’aider cette réaction sur un bain-marie à -j- 36®.

On ajoute alors en triturant :

Chlorure de chaux (hypochlorite) (268) lgr.50

Ce sel doit être préparé pur et conservé dans un flacon bien bouché; le chlorure du commerce ne conviendrait pas aussi bien, son exposition à l’air en ayant décomposé une partie.

Ajoutez :

Eau 1000 gr.

et enfin :

Eau 3000

Ce qui donne pour formule générale de provision que Ton conservera en bouteilles bouchées.

Chlorure d’or 1 gr.

Carbonate de chaux 10

Chlorure de chaux 1.50

Eau 4000

§ 7. Un bain qui n"a pas beaucoup servi peut être ravivé le lendemain.

Quand, sans avoir servi, cette préparation est un peu vieille, elte ne vire quelquefois plus; il faut lui rendre son activité en ajoutant

dans :

Bain propre 1000 c.c.

Liqueur titrée de chlorure d’or, § 3 3 à 5 gouttes.

et quand le bain a perdu son odeur, on peut y mettre :

Chlorure de chaux ci-dessus Osf-lO

Eau 10

bien trituré au mortier, et la solution filtrée avant de la joindre au bain à revivifier. '

§ 8. Lorsque, dans le liquide vireur, les épreuves ont acquis la coloration bleu vif, on les immerge dans un bain de :

Hyposulfite de soude (795) 10 gr.

Eau 100

Le ton vire aussitôt au violet-brun, et sitôt que le fixage est complet, l’épreuve vire au bleu-noir. On la lave alors comme d’habitude (874).

Le bain fixateur ne sert qu’une fois.

Les épreuves trop dépouillées de nitrate d’argent (983) par le lavage § 2, ou passées dans un bain de chlorure de sodium (277), ou autre analogue, ne virent pas bien et prennent un ton désagréable.

No 5. Mai 1863.

ZINCOPHOTOGRAPHIE.

189. — ZINCOPHOTOGRAPHIE : (H. James et A.-C. Scott, 1863). {Grav. héL). V. 1536.

§ 1 . Les résultats obtenus depuis les perfectionnements apportés à ce système, prouvent qu’il peut être parfaitement approprié aux reproductions de gravures et d’éditions rares. Les blancs sont très-exactement réservés et les noirs propres, fins et transparents.

§ 2. Le collodion dont on doit se servir est seulement ioduré et n’est parfait qu’après un repos de deux semaines. Il se compose de :

Pyroxyle (1241) 56^.20

lodure de cadmium (841) 1

lodure de potassium (848) 6

Alcool à 40® (68) 310 c.c.

^ Ether à 62° (657) 310

§ 3. Le bain excitateur se fait avec :

Eau distillée 100 gr.

Nitrate d’argent (983) 8 à 10

légèrement acidulé à l’acide nitrique (1002), au lieu d’acide acétique (19).

§ 4. Le développement est composé de :

Protosulfate de fer (1230) 30 gr.

Acide acétique cristallisable (19). ....... 20

Alcool (68) 20

Eau distillée 1000

§ 5. On développe l’image autant qu’il est nécessaire avec cette solution, en ayant bien soin d’arrêter l’action sitôt qu’on aperçoit une très-légère trace de dépôt sur les traits ou sur les ombres. On arrive alors à l’intensité nécessaire par l’application, après le fixage, de l’a-

cide pyrogallique ainsi composé :

Eau distillée 100 gr.

, Acide pyrogallique (1240) , 08^.02

Acide acétique cristallisable (19) . 6 c.c.

Solution d’argent q.q. gouttes.

S’il faut obtenir encore plus d’intensité, le négatif est immergé dans une solution faible de bichlorure de mercure (157) jusqu’à ce

ZINCOPHOTOGRAPHIE.

que l’image blanchisse, puis traité par une solution faible de sulfhydrate d’ammoniaque (1371) qui amène toute l’intensité nécessaire.

Cette manière de procéder ayant pour but de conserver la pureté des lignes, tout le renforcement se finit après que la glace est sèche, et l'on vernit les bords pour que la couche ne risque pas de se soulever.

§ 6. Pour opérer le transfert positif, le papier choisi doit être fort, mince et souple, de texture égale, sans peluche, et parfaitement encollé.

§ 7. Les proportions de bichromate (160) et de gélatine (723) varient suivant les circonstances [la gomme (737) ayant été depuis longtemps abandonnée]. Il est nécessaire que la solution de gélatine soit fluide à -f“ 100®, et que la proportion de bichromate soit juste suffisante pour rendre la couche de gélatine insoluble sous l’action de la lu-

mière, mais pas plus.

En moyenne on peut prendre :

Bichrômate de potasse (160) 77 gr.

dissous dans :

Eau bouillante 320 c. c.

Ajoutez :

Gélatine (723) 93 gr.

dissaute dans :

Eau bouillante 1250 c. c.

On maintient la fluidité au bain-marie.

Le papier est mis à flotter quelques minutes, et quand il est sec, on recommence la même opération. Lorsque de nouveau il a séché, on le passe à la presse (1219) sur une plaque d’acier chauffée.

§ 8. Le temps d’exposition sous le négatif varie, de 1' au soleil à

20' à la lumière diffuse. Quand l’exposition est suffisante, les noirs apparaissent en brun verdâtre.

§ 9. L'encre à transport se fait ainsi ;

Encre lithographique 900 gr.

à laquelle on mêle :

Vernis d’huile de lin lithargée lgr-50

On prend alors :

Poix de Bourgogne 125 gr.

qui est fondue dans un vase de fer et à laquelle on ajoute :

Huile de palme 65 gr.

Cire blanche (295) 65

Toutes ces substances sont bien remuées sur le feu jusqu’à ce qu’elles soient brûlées.

L’encre et le vernis mêlés d’abord ensemble, sont alors ajoutés et soigneusement incorporés à ce produit.

§ 10. Pour se servir de cette composition, une partie est délayée

ZINCOPHOTOGRAPHIE.

avec de l’essence de térébenthine (1413) jusqu’à consistance de mélasse épaisse. Maintenant, pour appliquer cette encre sur la surface de l’empreinte positive bichrômatée, on encre une plaque de zinc ou une pierre lithographique avec cette encre, au rouleau à la manière ordinaire. L’épreuve bichrômatée est alors posée, la face en dessous, sur la pierre ou le zinc, et le tout passé sous la presse lithographique ; de cette façon toute la surface est couvèrte d’une couche d’encre uniforme.

Afin d’enlever l’encre sur les traits de l’image, l’empreinte est mise à flotter 5' sur de l’eau à + le dos en dessous. Elle est alors posée sur une plaque de porcelaine et la surface frottée doucement avec une éponge fine imbibée d’eau de gomme, qui entraîne la gélatine non altérée, et si le reste des opérations est bien fait, laisse une image positive parfaitement encrée.

§ H. Pendant ce temps, la plaque de zinc a été préparée à recevoir le transfert, par un premier polissage et par un grain fait avec du sable fin, de sorte que la surface ainsi produite a de l’affinité pour l’encre grasse, de même qu’une pierre lithographique ordinaire.

§ 12. L’épreuve à transporter est placée 1^ ou 2' entre des feuilles de papier buvard, puis posée sur la plaque de zinc préparée et le tout passé à la presse lithographique ; l’encre adhère au métal, et en enlevant la feuille de papier, l’image est transportée.

§ 13. Le procédé se termine, comme d’ordinaire, par l’emploi de l’eau de gomme, de l’acide phosphorique et de la décoction de noix de galle, ainsi que le font les lithographes pour l’emploi de leurs épreuves sur pierre ou sur zinc.

ÎIÉPERTOIRE ENCYCLOPEDIQUE

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