‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 112 sur 231 · BROSSE EN COTON · texte numérisé non relu

BROSSE EN COTON

retarder ainsi le jour ou au moins la période de maturité et de sensibilité, en donnant au produit une plus grande durée.

§ 7. Pour les épreuves instantanées, on doit adopter un collodion franchement sensible et à réaction organique bien évidente, mais par suite de cette réaction organique, la décomposition en sera rapide : c’est dans ce produit que doit être admise une large proportion de bromure. Comme l’intensité accompagne les réactions organiques, le brômtire peut être pris comme régulateur de cette action, quoique la durée de cette réduction varie avec l’énergie de la réaction organique.

§ 8. Le collodion qui, à cause de cela, ne conserve pas bien son état neutre, mais acquiert trop vite la sensibilité exaltée, doit être fait en petite quantité et sensibilisé par l’ammonium et le cadmium, la combinaison la plus sensible après celle au cadmium. Ce collodion permet un large usage de bromure, et présente une rapidité que l’on peut modifier en augmentant l’un ou l’autre des sels.

§ 9. D’un autre côté, si le bromure est cause d’un surcroît de rapidité, tout bromure doit réussir: si l’on se sert du bromure d’ammonium, il faut le remplacerpar celui de cadmium et faire une épreuve. Si le collodion est bien composé d’iodure et de bromure de cadmium ensemble, la rapidité serait retardée d’une manière appréciable, quoique se conservant plus longtemps dans la couche étendue. Mais si cela n’est pas, l’insensibilité et la destruction du collodion pourront s’ensuivre, car il ne semble pas possible de composer un bon collodion en y introduisant parties égales d’iodure et de bromure de cadmium; on peut se servir de ces sels, mais d’une manière spéciale et qui ne change rien au résultat des expériences ci-dessus, qui établissent que le brômure cause l’insensibilité, en proportion de sa présence dans les différents collodions iodurés ou brômo-iodurés.

§ 10. Néanmoins, on doit introduire avec avantage un brômure dans le collodion, pour produire une réduction de très-grande intensité et à cause de sa propriété de rendre fidèlement le feuillage, etc. ; mais dire qu’on ne peut travailler rapidement sans employer une forte proportion de brômure, est une erreur dont l’application a causé et cause encore mille désappointements. Les opérateurs qui travaillent très-rapidement auraient bien plus raison d’attribuer leurs succès, non à cette dernière introduction, mais à la manière dont leur collodion est préparé, au temps de leurs opérations, à leurs soins, à leur propreté, etc. C’est là le vrai motif.

Ce n’est donc pas sans raison que d’habiles opérateurs ajoutent à leur collodion des quantités infinitésimales de brômure et s’en trouvent bien, et que beaucoup d’auteurs suppriment même ce corps tout-à-fait.

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