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DÉCOLORATION DU COLLODION PHOTOGRAPHIQUE

200. — DÉCOLORATION DU COLLODION PHOTOGRAPHIQUE : (A. Tes- TELIN, 1802). {Phot.). V. 472 — 149,111 —150, III— 193, III.

§ 1 . Les collodions décolorés an moyen de riiitroduction de parties métalliques, possèdent tous une' réaction alcaline (60) d’autant plus prononcée que la décoloration a été plus complète.

Cette alcalinité est principalement due à la puisscance d’oxydes métalliques libres, dont la formation est probablement favorisée par l’affmité de l’acide pour les substances hydrogénées, avec lesquelles il produit les iodures organiques indiqués (193, § 2, 111), tandis que la majeure partie de la base (145) mise en liberté se combine aux acides formique (703), oxalique (1028) et acétique (19).

§ 2. Il est difficile, cependant, d’admettre qu’une quantité cpielle qu’elle soit d’oxyde puisse rester libre dans le collodion, puisque l'élimination de l’iode n’a libéré qu'une quantité d’acide juste neutralisée parl’ackle formique. Il paraît donc probable qu’il se passe entre ces éléments une action plus complexe ; que l’iode n'est pas chassé de sa première combinaison, mais qu’il tonne avec les composés dt* réthyle et du formyle (109, 111), de nouveaux corps probablement plus stables et qu’il abandonne le métal. Celui-ci s’oxyde en s’unissant aux acides de la liqueur en rapport équivalent.

Ces réactions sont encore entourées d’une grande obscurité.

§ 3. Quand le collodion est complètement décoloré, il est donc neutre ou alcalin; alors, d’après MM. Bareswill et Davanne, on peut remarquer qu’il devient plus fluide, que la couche qu’il forme est plus mince, généralement irisée après la dessiccation, plus perméable dans les endroits qui correspondent aux ombres du modèle, et que l’argent se réduit avec un aspect métallique sur la plaque même; le plus léger défaut de nettoyage devient alors une tache.

Cette fluidité produit la neutralisation des substances acides qui s’y étaient formées, et possèdent la faculté d’épaissir le collodion, en agissant sur le pyroxyle à la façon des acides minéraux.

Si le collodion, incolore dès sa fabrication; se colore à la longue dans l’obscurité, puis prend une teinte rouge plus ou moins foncée.

DÉVELOPPEMENT DES NÉGAT^IFS SUR COLLODION

cet eflet provient de la décomposition des iodures organiques dont le principales! le periodnre de formyle (177, III), qui se détruit trèsfacilement sous rinfiuence d’une faible lumière.

§ 5. On remarque enün qu’il se forme dans le collodion décoloré par des parcelles métalliques des cristallisations particulières, sur les aspérités ou les angles saillants du métal. Ces cristaux ont souvent une forme prismatique très-allongée. 11 est probable qu’ils sont formés par une modification isomérique de l’aldéhyde, qui détruit la métaldéhyde (212, III); et la formation de ces cristaux serait extrêmement favorisée par les aspérités des tournures de fer (880), de zinc (1535), de cadmium (108), que l’on emploie.

La chaleur volatilise ces cristaux sans les fondre, et leur vapeur se condense dans l’air en gros flocons neigeux.

§ 6. Ces collodions laissent, en hiver, se former dans leurs masses de longues et minces aiguilles transparentes, semblables à de l’eau congelée, que Tonne peut isoler du liquide, dans lequel elles semblent se fondre si on l’agite. Si on les isole, elles s'évaporent de suite au contact de l’air.

Ce nouveau composé pourrait être Télaldéliyde (202, III), seconde modification de Taldéhyde, qui se trouve partout où se forme une décomposition des matières éthérées.

Ces cristaux existent dans des collodions qui ne contiennent pas d’iodure de potassium (848) et ne peuvent par conséquent être attribués à Tazotate de potasse (995).

§ 7. Ce serait une erreur de croire que n’importe quel métal introduit dans le collodion rougi, l’améliore en le rendant incolore. Dans un cas semblable, les réactions que nous venons d’étudier sont cachées à la vue, mais ne s'en opèrent pas moins, et leur résultat est presque toujours opposé au but que Ton se propose d’atteindre.

201. — DÉVELOPPEMENT des Négatifs sur Collodion par le PROTO- SULFATE DTRANIUM : (J.-R. WooD, 1863). (P/ioC)

§ 1 . L’emploi du protosulfate d’uranium pour développer les négatifs sur collodion, semble permettre de diminuer beaucoup le temps de pose, et par conséquent, avec un bon collodion et un objectif A large ouverture, d’arriver tout-à-fait à l’instantanéité.

On prépare son développement de la manière suivante, qui n’offre aucune difficulté.

§ 2. Si une solution de sesquiazotate d’uranium (998) dans Teau est chauffée avec de la limaille de fer (880) parfaitement nettoyée, la décomposition a lieu, précipitant le protoxyde d’urane, qui le plus souvent se joint à l’excès de limaille de fer. Enlevant et poêlant alors à une solution chaude d’acide sulfurique (1380), le précipité d’urane se dissout rapidement, formant une solution d’un vert foncé qu’il faut filtrer.

Cette solution, mêlée à un excès d’acide sulfurique, sert pour dé-

ÉTHËft A20TELX.

velopper et permet de réduire le temps de pose plus qu’avec le protosulfate de fer (1230) additionné d’acide acétique (10).

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