‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 115 sur 231 · ELALCÉHYDE = 0^^. {Chim · texte numérisé non relu

ELALCÉHYDE = 0^^. {Chim

§ 1. L’aldéhyde (73) exposé pendant un certain temps à la température de 0®, éprouve une transformation isoniérique et produit l’elaldéhyde, corps blanc, cristallin, fondant à -|- 2°, très-inflammable.

§ 2. L’elaldébyde ne brunit pas sous l’action de la potasse (1209), ne réduit pas les sels d’argent (116, III) et ne se combine pas avec les alcalis.

§ 3. Il existe encore un isomère de l’aldébyde, dont la description peut être utile pour l’étude des transformations du collodion pbotoga*apbique (193, 111), c’est la paraldéhyde =

On l’obtient en étendant d’eau moitié de son volume de l'aldébyde et le mettant en contact, au-dessus de 0®, avec une trace d’acide sulfurique (1380) ou azotique (1002). 11 se dépose de petites aiguilles insolubles de métaldéhyde (212,111) et le liquide contient le paraldéhyde.

C’est un corps très-fluide, limpide, d’une odeur aromatique, d’ime saveur acre et brûlante. Sa densité est 4,583. Soluble dans l’alcool (68) et l’étber (657), moins soluble dans l’eau. Bout à -}- 125®; s’aciditie à l’air.

203. — ÉTHER AZOTEUX = Az 03, H- O. {Chim.). V. 209, § 4, 111.

§ 1 . Cet éther est d’un jaune pâle, son odeur rappelle celle des pommes de reinette; sa saveur est douceâtre et brûlante.

Densité 0,886 à + *10®; bout à -(-21®, est inflammable et brûle avec une flamme blanche et claire.

§ 2. 11 se décompose au contact de l’eau qui n’en dissout que des -traces, en bioxyde d’azote et acide malique, soluble dans l’alcool (68).

§ 3. On l’obtient en mélangeant avec précaution, dans un vase de platine, de l’alcool (68) à 35® et de l’acide nitrique '(1002) à 4 équivalents (632) d’eau, en volumes égaux et mettant le tout dans un flacon luabiteim 1 ou 2 jours à 0®. L’étber nitreux surnage.

HÉLIÜSTAT.

On le rectifie sur un mélange de magnésie (909) et de chlorure de calcium (200).

204. — ÉTUDE DU COLLODION SENSIBILISÉ. [Fhot.). Y. 660 - 193,

205. — HÉLIOSTAT : (L. Foucaclt et Duiîosr.o, 1803). {Opt.). V. 772 — 921— 104, 111.

§ I. Les opérations de grandissement des épreuves photographi- ({lies peuvent exiger une pose assez longue du papier positif qui reçoit l’image amplifiée par le mégagraplie, mais le mouvement de la terre s’oppose à ce que le rayon du soleil introduit dans l’instrument y demeure stationnaire. Pour obvier à ce déplacement il faut donc employer un moyen qui ramène constamment le rayon à sa même place, malgré le déplacement incessant de l’astre qui le fournit : c’est le but des héliostats qui renvoient ce rayon, par réflexion, dans le lieu précis où il est utile.

§ 2. Indépendamment de son mouvement apparent d’orient en occident, le soleil en possède un autre, en vertu duc|uel il s’approche ou s’éloigne de l'équateur , en passant successivement par les diverses parallèles comprises entre les tropiques; de sorte que par la combinaison de ces deux mouvements, il paraît décrire une courbe hélicoïdale ; mais le mouvement dans le sens du méridien est insensible pendant la durée du jour; il n’y a pas lieu d’en tenir compte quant à la fixité à donner au faisceau de rayons rétlécbis par un miroir.

Le problème à résoudre consiste clone à faire tourner le plan de réflexion du miroir autour de son axe, dans le même temps (|ue le soleil effectue son mouvement apparent ; à cette condition, évidemment, la direction du rayon réflécbi restera constante.

§ 3. Il est très-important pour les opérations photographiques de disposer d’une grande somme de lumière; il était donc à désirer qu’on pùt employer des miroirs de grande dimension propres à concentrer une forte partie des rayons solaires; jusqu’à présent, les instruments construits ne le permettaient pas, et la figure 118 montre que le miroir M était de très-petite dimension. Maintenant qu’il est possible de

HÉLIOSTAT.

disposer d’un héliostat à grand miroir, il suffira d’orienter son appareil une première fois, et durant toute une journée, l’appareil grossissant pourra fonctionner de lui-même sans que l’opérateur soit forcé de rester à surveiller la -marche du faisceau lumineux.

Fig. 292.

§ 4. L’héliostat de M. L. Foucault se compose d’une horloge cylindrique dont la hase est placée parallèlement à l’équateur, et qui fait tourner un arbre dirigé suivant son axe, fîg. 292 Cet arbre est terminé par une pièce carrée qui tourne sur elle-même en 24 heures; elle marque les heures au moyen d’une aiguille qui se meut sur un cadran; l’arbre mobile est enfermé dans un étui métallique qui aboutit au cadran horaire.

Dans une mortaise pratiquée 'dans la pièce carrée, peut glisser un arc de déclinaison, que l’on arrêtera, dans une position quelconque, au moyen d’une vis de pression. Le plan de cet axe doit toujours contenir le soleil, ce qui s’obtient en mettant l’aiguille de la pièce carrée sur l’heure vraie.

§ 5. L’arc de déclinaison supporte une tige dont une extrémité consiste dans une fourchette à anneau, et l’autre en une tige cylindrique; en avant de cette première partie de l’appareil, on voit un grand miroir elliptique placé sur un support solide et pouvant osciller autour d’un axe de suspension; une tige cylindrique, fixée exactement au centre du miroir, glisse à volonté dans l’anneau de la fourchette; le grand axe du miroir est prolongé par une règle évidée, dans laquelle marche librement un curseur qui termine la tige. Si toutes les parties de l’instrument sont mobiles, on pourra, en maniant la tige placée au centre du miroir, faire tourner le miroir autour de son centre; si les parties de l’horloge sont rendues fixes, ce sera le mouvement d’horlogerie qui, mettant l’arbre de couche en rotation, déterminera N» 6. Juin 1863. 14

HÉLIOSTAT.

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le mouvement de la tige à fourchette et par suite celui du miroir autour de son centre.

§ 6. L’appareil doit être placé en dehors de l’appartement obsciir^ sur un appui solide. On commence par rendre horizontal le plan de la base de l’instrument^ qui est munie, à cet effet, de vis calantes et d’un niveau à bulle d’air. L’arbre A, fîg. 293, étant placé une fois pour toutes dans l’inclinaison correspondante à la latitude du lieu où l’on se trouve, on n’a plus à s’en préoccuper. Il faut maintenant faire indiquer au vernier du cercle de déclinaison D, la déclinaison du jour, ce qui s’effectue en amenant le trait inscrit à la partie postérieure du vernier, sur le mois et le jour de l’année qui se trouvent marqués sur le cercle I) ; l’arc est ensuite rendu fixe en serrant la vis V. Il ne reste plus qu’à orienter le miroir M,M, de manière à réfléchir le faisceau lumineux dans la direction voulue, et à faire partir l’horloge quand l’index marquera l’heure vraie sur le cadran horaire.

§ 7. L’orientation est parfaite, lorsque le soleil dessine l’image d’une petite ouverture au croisement de deux raies noires qui sont tracées sur une petite pièce d’ivoire. (Ces deux pièces sont adaptées aux extrémités de la tige L.)

HYDRIODIQUB (aCIDE).

Ce nouvel héliostat a donc pour caractère essentiel de pouvoir donner une direction constante à un faisceau réfléchi par un grand miroir. De plus, dans toutes les positions du miroir, le faisceau se réfléchit selon sa plus grande dimension, ce qui fait que l’on opère toujours avec le plus large faisceau réfléchi.

§ 8. L’appareil, fig. 293, est construit spécialement pour les opérations photographiques. Cet instrument présente des dimensions plus considérables que celui de la figure 292. Le miroir M, M a 0™.80 de long sur 0“.40 de large.

L’appareil est très-solidement construit, en fonte et en acier, dans toutes ses parties. Le mouvement d’horlogerie est également approprié à la nature robuste de l’instrument; il se règle en manœuvrant le poids du balancier, et c’est le cercle horaire qui tourne devant l’aiguille fixe. Cet héliostat doit être installé, une fois pour toutes, en dehors de l’atelier de pose; la manœuvre en est simple, et quoique monté dans des conditions de solidité parfaite, la fixité du faisceau réfléchi est rigoureusement obtenue.

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