‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 122 sur 231 · DU SEL · texte numérisé non relu

DU SEL

1000 PARTIES contiennent en iode.

OBSERVATIONS

lodure. .

Bromure (Chlorure.

Baryum (144)

Cadmium (198), Calcium (200)..

Lithium (890)..

(lodure..

'Bromure .

(Chlorure

(lodure. .

'Bromure.

(Chlorure.

,[ Chlorure.

(lodure .

Bromure.

(Chlorure

Magnésium- (909)

(lodure. .

.| Bromure (Chlorure

I lodure

Bromure . . . .

Chlorure . . . .

Sodium (1328)

(lodure. .

Bromure (Chlorure,

i lodure

Bromure

Chlorure

TRANSPARENCE PHOTOGRAPHIQUE DES CORPS

220. — TRANSPARENCE PHOTOGRAPHIQUE des différents corps : (W. A . Miller, 1 863) . V. 1 244 — 1 245 — 1 246 — 1 247 — 1 248 — 1 249 — 1 250

§ 1 . Parmi les rayons émis par le soleil, il s’en trouve de trois espèces, intéressants par Faction spéciale dont ils sont doués : ce sont les rayons calorifiques (1245), les rayons lumineux (902) et les rayons chimiques (1246).

II est parfaitement démontré que les substances transparentes ne laissent pas passer ces rayons avec une égale facilité. Le verre est très-imparfaitement transparent pour les rayons actiniques qui se trouvent dans la partie la plus réfrangible du spectre '(1347), les rayons calorifiques étant dans la partie la moins réfrangible, et les rayons lumineux occupant l’espace intermédiaire.

On a remarqué, en outre, que le cristal de roche est une des substances que traversent le mieux les rayons les plus fortement réfractés, ceux que le verre absorbe.

§ 2. Parmi les diverses lumières Connues, quelques-unes sont sans action chimique; la flamme que forme le gaz mêlé d’air, n’en présente presque pas, cjuoique la lumière du gaz ordinaire en présente une faible. La flamme de l’oxyhydrogène, quoique produisant une forte chaleur, n’est douée que d’un faible pouvoir actinique.

Une couche de collodion sensibilisé, exposée 30' à cette lumière, ne donne qu’une image extrêmement faible. Mais quand cette flamme est dirigée sur la chaux (248), quoique la température soit plus faible, la lumière possède une activité chimique suffisante pour produire une image intense sur une couche sensible pareille, même exposée un temps très-court.

§ 3. Quand on étudie les rayons chimiques actifs, on remarque que Fintensité, le nombre et la position des raies (1243) du spectre, varient avec la source de lumière. La démonstration la plus remarquable de ce fait, est formée par Fétincelle électrique d’un circuit d’induction entre les pôles de différents métaux, projetée sur une surface sensible photographique.

§ 4. Le spectre produit, par exemple, par Fétincelle entre des pôles d’argent (112), est très-fin, et long comme la totalité du spectre solaire transmise par le quartz (1242). Pour obtenir une image de ce spectre invisible, il est nécessaire de transmettre les rayons à travers un milieu plus transparent aux rayons chimiques que le verre, que nous avons déjà vu être presque opaque pour ces rayons élevés, et de nombreuses expériences ont été entreprises pour découvrir quelle était la substance qui les laisse passer le plus librement.

Les résultats ont été ceux du tableau suivant :

Transparence photographique des corps solides.

Cristal de roche (1242) 74

Glace (eau) 74

TRANSPARENCE PHOTOGRAPHIQUE DES CORPS

Spath fluor 74

Topaze 65

Sel gemme 63

Spath d’Islande 63

Diamant 62

Sulfate de magnésie (909) 62

Borax (182) 62

Bromure de potassium (191) 48

Verre mince 20

lodure de potassium (848) 18

Mica (932). . . .^ 18

Nitrate de potasse (995) 16

Les nombres ci-dessus sont obtenus au moyen d^une division arbitraire du spectre solaire.

§ 5. La transparence photographique des différents liquides diflere encore plus, comme on le voit par les nombres suivants:

- Transparence photographique des liquides.

Eau 74

Alcool (68) 63

Chloroforme (257) 26

Benzine (152) 21

Esprit de bois (646) 20

Acide acétique (19) 16

Essence de térébenthine (644) 8

Sulfure de carbone (1376) 6

§ 6. Certains gaz mettent aussi obstacle à la transmissibilité des rayons actiiiiques, ainsi que le montre la table ci-dessous :

Transparence photographique des gaz.

Hydrogène (786) 74

Azote (125) 74

Oxygène (1033) 74

Acide carbonique (211) ' ... 74

Gaz oléflani * 66

Gaz des marais 63

Gaz de houille 37

Vapeur de benzine 35

Acide chlorhydrique (254) 55

Acide brômhydrique (183 ter) 23

Acide hydriodique (206, III) 15

Acide sulfureux 1 4

Hydrogène sulfuré (787) 14

§ 7. Le diamant et le cristal de roche laissent passer librement les rayons chimiques, mais d’autres substances dans lesquelles l’œil ne

TRANSPARENCE PHOTOGRAPHIQUE DES CORPS

découvre aucune différence de transparence , affectent énormément la transmission de ces rayons.

Le chlorure de potassium (276 bis) les laisse passer moins librement; le nitrate de potasse (995) et les nitrates en général, les arrêtent beaucoup plus. Le même effet se remarque avec les liquides et avec les gaz, ainsi qu’on peut s’en convaincre par la comparaison des tableaux ci-dessus. Un fait remarquable aussi, c'est que les corps solides dissous ou fondus présentent exactement le même pouvoir qu’à leur état solide. De même quand ils sont réduits en vapeur, ils montrent un pouvoir qui dépend de leur substance propre.

§ 8. On démontre que les rayons chimiques du spectre correspondent aux rayons fluorescents, en faisant une épreuve photographique de la partie du spectre qui, bien qu’invisible sur un écran, éclaire sous une solution d’œsculine.

§ 9. Tous les métaux donnent un spectre caractéristique, dont quelques-uns ont entre eux une grande ressemblance de famille comme dans le cas du fer (071), du cobalt (304) et du nickel (981); ce dernier métal donnant un des plus longs spectres observés.

L’arsenic (116), l’antimoine et l’étain (649) présentent de grandes dissemblances, tant dans les parties visibles que dans les parties invisibles de leur spectre. Le plus intéressant des métaux à étudier à ce point de vue est le magnésium (909), qui ouvre une voie nouvelle aux investigations. On remarque certains points de ressemblance entre le spectre du magnésium et celui du soleil, ce qui suggère l’hypothèse que ce métal existe dans l’atmosphère solaire, et la composition de ces deux spectres conduit à d’importantes considérations sur la température du soleil.

§ 10. On sait que la plus haute température, la plus réfrangible, est celle des rayons de lumière émis par un corps, mais nous n’avons aucune donnée sur la température de l’étincelle électrique.

La chaleur du plus fort fourneau à vent est estimée à 2485® C., et le jet d’oxyhydrogène ne doit pas excéder 8315® C., mais tout cela n’est rien auprès des effets qui peuvent être produits par l’étincelle électrique.

§11. D’après Kireboff, les solides chauffés donnent un spectre continu, mais ces corps, sous forme gazeuse, produisent des rayons de réfrangibilité définie et limitée, chaque substance émettant une lumière douée de propriétés particulières.

La lumière émise par une masse éclairante en passant à travers une vapeur en ignition qui, par elle-même, peut apporter des lignes au spectre, devient sillonnée de bandes foncées, occupant exactement dans le spectre la place des lignes brillantes.

Aussi, la vapeur du magnésium en ignition émet des rayons verts absolument identiques au groupe des lignes b du spectre solaire, et il est ainsi certain que le magnésium est un des corps constituants du soleil.

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