‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 123 sur 231 · VERNIS DISSOLVANT LE COLLODION · texte numérisé non relu

VERNIS DISSOLVANT LE COLLODION

11 est probable, d’ailleurs^ que la chaleur du soleil est inférieure à celle de l’étincelle électrique, mais qu’elle suffit à mettre les raies de haute réfrangibilité observée dans les photographies du spectre du magnésium.

§ 12. On connaît ainsi 15 corps de la terre, dont les expériences permettent de supposer l’existence dans ^atmosphère solaire.

221. — VERNIS DISSOLVANT LE COLLODION (Accident et remède) : (E. VoGEL, 1863).(P/ioÿ.)

§ 1 . Il est arrivé, qu’en versant sur les négatifs séchés et chauffés, un vernis à l’alcool, le collodion se fendillait et s’écoulait avec le vernis, les parties noires intenses seules restant.

On peut supposer que ce vernis contient une huile ; pour s’en assurer, il faut ajouter 20 gouttes d’ammoniaque liquide (91) à200‘=‘= de ce vernis, il se forme alors un précipité floconneux qui se dissout très-bien, en agitant et chauffant le flacon. Après cette opération, le vernis redevient bon.

§ 2. Il y a cependant d’autres causes à ce phénomène, car la couche de collodion ne devient pas insoluble par le séchage, et si l’on y verse un peu d’alcool mélangé d’une petite quantité d’éther, le même phénomène que ci-dessus se représente. On doit donc présumer que le vernis, qui est une solution alcoolique de résine, dissout le collodion, et cette dissolution aura lieu bien plus facilement si le collodion est très-soluble et si l’alcool que contient le vernis est fort.

On y remédie en ajoutant un peu d’eau au vernis.

Une addition de 20 gouttes d’eau à 200cc de vernis chauffé à l’alambic, fournit un précipité comme § i, qui se dissout également en agitant ie flacon. On n’a plus rien alors à redouter de ce vernis, qui devient très-bon.

L’action produite par l’ammoniaque ne provient que de la quantité d’eau qu’elle contient; et la neutralisation de l’acide ne paraît jouer qu’un rôle secondaire.

VIRAGE AUX CHLORURES d‘OR^ UE CHAUX ET DE SODIUM.

222. — VIRAGE AU CHLORURE D'OR, PHOSPHATE ET ACÉTATE DE SOUDE, des épreuves sur papier simple ou albuminé ; (C. Ommeganck, 1862). {Phot.)

§ 1. En combinant la formule de M. Laborde (1513) et celle de M. Maxwell-Lyte (1514), on produit un bain de virage dans lequel la coloration est rapide , et qui peut s’appliquer au papier albuminé comme au papier simplement salé.

Le phosphate de soude (1143) dont on doit se servir, est le phosphate neutre ordinaire, légèrement alcalin (66), dont la formule est (2NaO, Ph 0^, HO) (26HO). Ce sel, comme sel alcalin, réduit le chlorure d’or (273) et exerce en même temps une action pénétrante sur l’albumine coagulée , action encore aidée par celle dissolvante de ce même phosphate sur l’albumine.

L’acétate de soude (14), de son côté, présente son acide acétique (19) comme réducteur du chlorure d’or, action pour laquelle il faut l’employe'r avec prudence.

§ 2. On dissout d'une part, dans ;

Eau distillée 500 gr.

, Phosphate de soude (§ 1) 10

Acétate de soude (14) 5

D'autre part, on met dans :

Eau distillée 500 gr.

Chlorure d’or (273) 1

Conservez en flacons bouchés et séparés.

§ 3. Au moment de virer les épreuves positives et après les avoir lavées (874), mêlez à volumes égaux une partie des deux liquides suffisante pour le nombre d’épreuves à virer et laissez reposer 1 heure.

Le bain est prêt à servir, mais il se décompose et doit être mis aux résidus après le virage, car il ne peut se conserver.

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