‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 139 sur 231 · PIQUETAGE BLANC (Collodion). [Phot.]. V · texte numérisé non relu

PIQUETAGE BLANC (Collodion). [Phot.]. V

§ 1 . Lorsque la solution de nitrate d'argent (983) du bain négatif est affaiblie par l’usage, l'iodonitrate d’argent (830) produit par l’iodure d’argent (837) dissous dans le bain, a une grande tendance à cristalliser, parce que le bain n’est plus assez saturé pour le dissoudre. Ces cristaux se déposent alors sur la couche molle de collodion et y adhèrent fortement. Après Te développement et le fixage, la glace se trouve criblée de petits trous.

§ 2. Pour remédier à cet inconvénient, il. faut enlever du bain l’excès d’iodonitrate (830), mais pour cela la simple filtration ne suffit pas, il faut ajouter au bain 1 /8 de son volume d’eau distillée, ce qui, en affaiblissant brusquement le bain, décompose l’iodonitrate en iodure (837) et en nitrate d’argent (983); l’iodure se précipite, on l’enlève par la filtration, et on ajoute au liquide clair une quantité de nitrate d’argent correspondante à la quantité d’eau qu’on a employée.

Si l’on n’a pas le temps de faire cette préparation, on peut se contenter de remuer la glace dans la cuvette pendant qu’elle se sensibilise.

Si les moyens prescrits ci-dessus ne réussissent pas, il faut laisser une plaque collodionnée dans le bain pendant toute la nuit, et le lendemain ce piquetage est insensible.

§ 3. Comme chaque glace plongée dans le bain lui enlève une certaine quantité d’argent à l’état d’iodure et de bromure, comme chaque glace enlève aussi une certaine quantité du bain, il est évident que celui-ci s’affaiblit, qu’il diminue de volume et de force; il faut donc le renforcer tous les jours en y ajoutant une quantité de solution plus concentrée, équivalente à celle qui a été enlevée par l’usage. La solution employée est celle-ci :

Nitrate d’argent (983) 12 gr.

Cette solution ne doit pas être iodurée, car elle empêche la formation d’un excès d’iodonitrate (830); elle ne doit pas être non plus acidifiée.

§ 4. Si l’on emploie un collodion d’une couleur foncée, c'est-à-dire qui contient beaucoup d’iode libre; il se forme dans le bain un®

RENFORCEMENT DES NÉGATIFS SUR COLLODION

quantité d’acide nitrique suffisante pour diminuer la sensibilité d’une manière considérable. Dans ce cas^ on neutralise le bain avec l’oxyde d’argent (1030 bis), qui se prépare en précipitant 2 gr. dp nitrate* d'argent par la potasse caustique (1209), et en lavant le précipité à plusieurs reprises avec de l’eau de pluie, et enfin avec de l’eau distillée. On le conserve dans une bouteille avec un peu d’eau, et quand on veut s'en servir, on secoue la bouteille et on met dans le bain quelques gouttes de ce liquide, jusqu'à ce qu’il ne rougisse plus le papier de tournesol. 11 se peut qu’il y ait un excès d’oxyde, dans ce cas, on ajoute un peu d’acide nitrique (1002) jusqu’à ce que l’on ait des épreuves claires. Souvent une fraction de goutte suffit.

238. — RENFORCEMENT DES NÉGATIFS sur Collodion : (Ommeganck, 1863). [PhoL). V. 1272 — 1273— 1275 — 40, III —41, III.

§ 1 . Le renforcement des négatifs sur collodion', au moyen de l’acide pyrogallique (1239) additionné de nitrate d’argent (983), suivant les formules ci-dessus indiquées par les renvois, est préférable à celui par les sels de mercure. Ceux-ci, quand on est obligé de blanchir d’abord l’épreuve faible pour la sulfurer ensuite, s’empâtent souvent au point de fermer les fines traces des lignes délicates. Or, ces renforcements énergiques sont surtout nécessités par la reproduction de dessins noirs sur fond blanc, précisément dans le cas où il faut que l’image négative conserve toute sa finesse et sa dureté.

§ 2. On prépare une énergique liqueur de renforcement, en mélangeant du bichlorure de mercure (157) à de l’eau distillée, de façon qu’elle soit saturée à la température ordinaire (-1-15® environ). On dissout à part de l’iodure de potassium (848) à saturation, et l’on verse cette solution goutte à goutte dans celle de bichlorure, jusqu’à ce que la dernière goutte ajoutée donne un précipité rouge qui ne disparaisse pas en agitant.

§ 3. Quand les négatifs sont extrêmement ‘faibles et que l’action de l’acide pyrogallique (1239) semble épuisée, on lave et l’on couvre l’image d’une solution saturée de bichlorure de mercure (157) étendue de deux fois son volume d’eau, et l’on prolonge l’action tant que

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