NITROGLUCOSE : (V. Monckhoven, 4863). [CMm.]. V
§ 4 . La nitroglucose s’obtient en mélangeant 300 gr. d’acide sulfurique (4380) concentré, avec 200 gr. d'acide nitrique (1002) de 4,5 de densité, et 100 gr. de sucre ordinaire en poudre. Après deux ou trois minutes d’action, on lave à l’eau, et on réunit la masse plastique entre les doigts.
On la lave ensuite dans l’eau chaude, on la redissout dans l’alcool (68) chaud et concentré, et on la précipite par l’eau. Elle se dépose au fond du vase, au bout de quelques jours, sous la forme d'une masse gommeuse.
§ 2. La solution alcoolique de nitroglucose, agitée avec la potasse caustique (1209), brunit en exhalant une odeur de sucre brûlé. Or, le côllodion simple, conservé quelques mois, offre exactement le même caractère.
Elle ne se trouble pas par l’addition d’une solution alcoolique de nitrate d’argent (983).
Conservée quelques jours dans un flacon bouché, la solution qui était primitivement incolore et dont l’odeur était purement alcoolique, s’est colorée en rose et a pris l’odeur particulière au vieux col- 1 0 dion.
§ 3. Ajoutée à un collodion neuf, elle lui donne les propriétés du vieux collodion, qui sont :
Moins de rapidité ;
Des images intenses ;
La propriété de servir à sec après un lavage qui suit la sensibilisationj
Des couches sensibilisées transparentes;
Des images qui, développées au fer ou à l’acide pyrogallique, ne sont pas entièrement solubles dans l’acide nitrique (1002);
Une odeur particulière;
Une coloration rouge due à un peu d’iode (828) mis en liberté;
Et enfin, une grande tendance à la solarisation.
PIQUETAGE BLANC (COLLODION).