‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 142 sur 231 · RETOUCHE UES NÉGATIFS SUR GLACES · texte numérisé non relu

RETOUCHE UES NÉGATIFS SUR GLACES

§ 4. Il faut vernir préalablement le négatif afin que, si l"on se trouvait dans l’obligation d’effacer le travail fait, il suffise d’un coup de pinceau à l’eau propre ou d’un léger frottement avec du coton cardé ou un chiffon de calicot usé, pour effacer la retouche défectueuse.

§ 5. La retouche des négatifs peut se faire de deux manières, à Taquarelle, c’est-à-dire avec du noir d’ivoire ou de l’encre de Chine délayée par de l’eau, ou avec du noir dhvoire à l’huile.

§ 6. Retouche à V aquarelle. Il faut mettre à fondre dans l’eau dont on se servira, environ 5 p. O/o de gomme arabique (737) et préparer avec cette eau une teinte légère de noir ou d’encre de Chine qui donnera, au papier sur lequel on l’essaiera, seulement un ton gris clair. On prépare cette teinte en quantité suffisante, soit dans un godet, soit sur une palette de porcelaine à compartiments; cette dernière vaut mieux, parce que l’on peut essuyer l’excédant de teinte emportée par le pinceau, sur la palette, de sorte que ces différentes teintes, en séchant, fournissent union plus corsé pour le besoin.

§ 7. 11 faut employer des pinceaux en martre gros comme une allumette, et dont les soies n’aient pas plus d’un centimètre de longueur : ces pinceaux devront, étant pleins de liquide, et sans être essuyés ou portés à la bouche, faire parfaitement la pointe. 11 ne faut laisser dans le pinceau que le liquide qu’il peut contenir, afin d’éviter, en travaillant, ce que les enfants nomment des pâtés, et pour obtenir cet effet, on passe légèrement le pinceau, avant de s’en servir, sur une feuille de papier buvard qui absorbe l'excédant du liquide.

§ 8. On commence alors à travailler, en ne se servant que de la pointe du pinceau. On peut employer de petites hachures ou raies parallèles, dont on changera l’inclinaison chaque fois que l’on reviendra sur la partie à retoucher, jusqu’à complète homogénéité de ton, soit des petits points le plus serrés possible. Il faut éviter de revenir deux fois de suite au même endroit avant d’être bien certain que le travail précédent est absolument sec. C’est ainsi qu’on peut arriver à boucher tous les trous qui se sont déclarés par une cause quelconque, dans la couche de collodion, et que l’on évite, surtout pour les portraits-cartes et les épreuves d’édition, des retouches à recommencer sur chaque épreuve positive. Si l’on a soin de bien raccorder Vopacité, il sera possible, soit d’obtenir des blancs absolus là où on les jugera nécessaires, soit d’amoindrir des ombres, soit de dessiner des parties qui pourraient disparaître dans les épreuves positives.

§ 9. Lorsque l’on jugera le travail terminé, c’est-à-dire lorsque l’intensité des retouches sera égale à l’opacité des parties environnantes, l’on vernira une seconde fois le négatif avec le même vernis qui aura servi précédemment, auquel on ajoute 25 p. O/o d’alcool (68) à 36®, afin qu’il soit plus léger et ne forme pas d’épaisseur.

Ce vernissage ne doit servir qu’à préserver la retouche, afin qu’elle ne soit pas effacée ou enlevée dans les manipulations auxquelles le négatif sera assujetti pendant le tirage des épreuves positives.

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