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IMPRESSION PHOTOGRAPHIQUE EN BLANC ET EN NOIR

§ 4. L’impressionnement se fait à travers un cliché positif sur verre ou sur papier, la couche redevient soluble dans l’eau chaude partout où la lumière a agi. Cette solubilité part de la surface.

Après quelques minutes d’exposition au soleil avec un cliché peu intense (ce qui est la meilleure condition), on retire la feuille du châssis positif (240), et on la plonge dans un bain d’eau chaude; toutes les parties qui ont subi haction de la lumière se dissolvent en proportion de la profondeur d’impressionnement. Dans les parties correspondantes aux clairs de l’écran , la partie de la couche se dissoudra jusqu^à la surface du papier et en laissera voir le blanc, tandis que dans les demi-teintes, une partie seulement de la surface de Içi couche s’en ira, et elles seront rendues sur une épaisseur plus ou moins forte de la couche de gélatine (723) restée insoluble. Cette partie étant en contact immédiat avec le papier, ne peut être enlevée par le lavage. Les noirs seront marqués par l’épaisseur entière de la couche primitive.

§ 5. Pour terminer l’épreuve, on la laisse sécher ou on Tessuie seulement, on la passe dans l’eau acidulée par Pacide chlorhydrique (2o4) pour enlever la teinte que lui donne le sel de fer, on la lave à grande eaa et on laisse sécher spontanément. Elle est inaltérable, mais elle acquiert une durée plus longue encore si on procède au tannage de la gélatine par l’alun (82) ou le bichlorure de mercure (157). Avant cette opération, on peut faire des blancs avec un pinceau trempé dans l’ean chaude.

§ 6. Le second principe de ce procédé n’est qu’une application de la coagulation d’une matière organique en dissolution, par un acide végétal ou un sel de fer.

Le papier imprégné de perchlorure de fer (1128) et d’acide tartrique (1401), ayant été exposé à la lumière, jouit de la propriété, dans les parties qui n’ont pas été insolées, de précipiter à la surface de la caséine (213) en dissolution. Si donc on mêle une couleur en poudre à de la caséine ou de l’albumine (46) et qu’on y plonge le papier impressionné, il se dépose une couche plus ou moins épaisse sur les parties non insolées et proportionnellement aux noirs et aux demiteintes de l’écran. Si l’on remplace la caséine par la gélatine (723), celle-ci se porte sur les parties insolées ; dans l’un et dans l’autre cas, la matière organique entraîne avec elle une certaine quantité de couleur, la tient emprisonnée et forme le dessin.

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