IMPRESSION PHOTOGRAPHIQUE EN BLANC ET EN NOIR PURS
[Phot.)
§ 1 . La reproduction des cartes géographiques, des imprimés, des gravures, etc., s’opère d’une manière satisfaisante de la manière suivante :
Quand l’épreuve négative est faite, on la lave avec le plus grand soin, puis on verse à sa surface une solution d’iode libre (828) dans
LABORATOIRE PORTATIF
l’iodure de potassium (848). Cette solution se fait dans les proportions
suivantes :
Todure de potassium (848)
Iode (828) 08^-20
Eau 100
On ajoute de l’eau jusqu’à ce que la liqueur ait une teinte orange pâle, ou un peu plus foncée. On lave avec soin et on fixe. S’il est nécessaire, on renouvelle l’opération.
§ 2. Le liquide se décolore par degrés, et l’on s’en sert jusqu’à décoloration complète.
Pour donner plus de vigueur à l’épreuve, on développe d'abord comme il est indiqué au procédé du major Russell (95, III), on plonge alors l’épreuve dans une solution de bichlorure de mercure (157) dans
de l’eau acidulée ainsi :
Acide nitrique (1002) 1 goutte.
Eau 200 gr.
§ 3. On lave à fond et on verse encore sur l’épreuve une solution faible d’iodure de potassium (848), en ajoutant graduellement à sa force, jusqu’à ce qu’on obtienne, par transparence, une teinte jaune foncé olivâtre. — On lave encore, et enfin on traite l’épreuve par le chlorure d’or, dans la proportion suivante ;
Chlorure d’or (273) 08^-20
Eau distillée 100 gr.
254. — LABORATOIRE PORTATIF pour Chambre automatique : (Bertsch, 1863). (P/ioL). V. 229, 111.
§ 1 . L’application d’un laboratoire portatif aux travaux de la chambre automatique (228, III), en a fait un appareil véritablement satisfaisant et complet. La ligure ^298 nous montre le nécessaire AEGC contenant la chambre noire O et les fiacons H remplis des produits chimiques indispensables, etc. On voit au milieu d’eux un petit entonnoir en verre qui sert à faire rentrer les bains dans les flacons, et, à côté, la boule de caoutchouc qui sert de ventouse ou manche pneumatique (1386) et que nous voyons en exercice, L, dans la figure 299.
LABORATOIRE PORTATIF
La boîte-nécessaire^ ABCEFG^ étant plus profonde que l’épaisseur de la chambre noire O, il reste en dessous de celle-ci une place suffisante pour recevoir une boîte à glaces (172), et sous les flacons H, uii double fond pour placer les linges, flltres (676), etc.
Fig. 298.
§ 2. Ainsi complété et fermé, ce nécessaire (fig. 298) entre exactement dans la boîte A F T, formant (fig. 290) le laboratoire portatif. La
boîte A FT est en quelque sorte double; le côté postérieur D est en verre jaune ( 1 489) antiphotogénique, recouvert par le volet V qui se relève sur le verre et sert à le préserver; des crochets le retiennent fermé. C, dessus du laboratoire, est aussi en verre jaune inactinique, c’est la fenêtre par laquelle ropérateur regarde ce qu’il fait. Un \ület E, à charnière, sert de voile pour abriter de la grande lumière; des 8. Août 1863. ‘ 19
LABORATOIRE PORTATIF
consoles tournantes A et F le maintiennent entr’ouvert et se replient sous lui quand on l’abaisse pour garantir le verre.
§ 3. Passons maintenant an devant de cette caisse. Nous le voyons M formé d’une seule planchette enfilée au bras de l’opérateur, et retenue par une manche noire N, dont le poignet est -en caoutchouc (203 ter). La planche M entre exactement dans une feuillure qui règne tout autour du devant du laboratoire et qui est calculée de telle sorte quo quand on veut reployer tout l’appareil, et que pour cela on fait entrer ie nécessaire (fig. 298) dans la cavité D T, on peut mettre la planchette MN dans la feuillure et refermer par-dessus le volet Q à charnière, qui garantit le tout et s’assujettit comme les autres au moyen de crochets.
En t est un double fond renfermant deux compartiments dans l’un desquels on met la cuvette I au bain d’argent (132), et dans l’autre la cuvette P au bain de fer (492). R est une petite planchette accessoire qui se place sur le double fond et sert à nettoyer les glaces S, elle porte à cet effet un petit encadrement spécial.
§ 4. Le laboratoire est représenté en exercice dans la ügure 299. La chambre noire automatique binoculaire H (228,111) est mise dans une case spéciale, les objectifs (1011) en dessous (fig. 299). Le châssis est ouvert, et le volet relevé contre la paroi A, le bain d’argent de Fun des flacons H (fig. 298) est versé dans la cuvette I : la glace K viem d’être recouverte de collodion en pleine lumière, opération qui n’offre aucun inconvénient et ne demande d’autres soins que d’éviter la poussière et les petits insectes : la glace a été saisie par la boule L, et l’opérateur, la main passée dans la manche N, va mettre la glace au bain en fermant en même temps le laboratoire au moyen de la planchette MN qu’il entraîne avec lui.
§ S. La sensibilisation (1313) se fait la couche en dessous, aussi la cuvette I est munie vers son fond, aux angles, de petites pièces de glaces taillées en biseau pour soutenir la glace K par les bords sans offenser la couche de collodion. La ventouse qui reste adhérente audessus de la glace permet de soulever de temps en teinps celle-ci hors du bain pour faciliter l’imprégnation et donner dégagement à Féther (657).
La glace étant sensibilisée, la main n’a qu’à la porter, sans changer de position, au-dessus du châssis (239) de la chambre noire H qui est tout ouvert, et, par une légère pression du doigt, n’a ({u’â la détacher de son support. L’opérateur, alors, referme le châssis, retire sa main qui rouvre la boîte en entraînant la porte AA, et la chambre automatique il est prête à opérer.
§ G. L’épreuve étant impressionnée, on commence par eulevei' b* double fond T, mettre dessous la cuvette 1 et sortir la envett»' P dans lac[uelle on verse du bain de fer, que l’on prend dans un des Üaeons du nécessaire (fig. 298). On remet la chambre II à sa place (fig. 299); on passe la main dans la manche M N, on ferme le laboratoire, on ouvre le châssis de H, on applique la ventouse sur la glace, on enlève celle-ci