LAVAGE DES COUCHES DU COLLODION HUMIDE
avec, et on la place sur le bain de fer de la cuvette P, qui remplace alors celle I de la figure 299.
Le développement (489) fini, le üxage (682), le lavage, le renforcement (1272) peuvent se faire en plein air : les glaces, d'ailleurs, étant de très-petites dimensions (228, §2, III), toutes ces manipulations sont extrêmement faciles.
§ 7. Au lieu de placer le laboratoire à terre pour travailler, certains opérateurs ont fait monter le laboratoire môme sur le trépied de campagne, et alors la chambre noire H se place en E au moyen de coulisses, en rabattant A et F de façon que le couvercle soit horizontal pendant la pose. Les dimensions des laboratoires sont assez exiguës pour que cette disposition soit très-facile.
255. — LAVAGE DES COUCHES DU COLLODION HUmDE avant la pose : (W. Draper, i863). {Phot.)
§ f. On peut modifier avantageusement le procédé ordinaire au collodion humide (307); ainsi, après que la glace a été plongée au bain d'argent (132), elle peut être soigneusement lavée pour enlever le nitrate d’argent (983) qu’elle emporte et alors exposée à la chambre noire (221). Quand elle reviendra au développement, on ajoutera seulement à celui-ci une quantité suffisante de nitrate d'argent pour remplacer celui qui a été enlevé par le lavage.
§ 2. Les avantages qui paraissent résulter de cette manière d’opérer sont une extrême finesse et une grande pureté d’image. Sur les glaces lavées, on ne voit ni taches, ni points (1171 — 1172), ni piquetage noir (1172), ni aucune autre impureté; la surface est propre et pure, et l’on n’y voit jamais les marbrures blanches d'argent réduit qui se produisent si souvent par accumulation du bain argentique, se réduisant principalement à la partie inférieure du châssis (239).
Quand ces glaces sont développées et sèches, la couche du collodion est parfaitement limpide et aussi transpa*rente que le verre lui-même.
§ 3. Un autre avantage de ceprocédé,c'estquerélat du bain d’argent, quant à sa composition, devient pour ainsi dire sans importance. Un bain acide produit des épreuves presque aussi bonnes qu’un bain complètement neutre.
§ 4. Le mauvais côté de ce système de lavages, c'est qu'il diminue la sensibilité de la couche; mais quand une grande vitesse n’est pas essentielle, cette méthode est un perfectionnement important.
Remarquons, en terminant, que les lavages enlèvent les moirures que l'on obtient quelquefois si longtemps et avec tant de persistance sur la couche humide par des temps très-chauds, moirures (1259) qui proviennent de l’argent réduit, spontanément ou par le gaz hydrogène (786) répandu dans l’atmosphère du lieu où l'on opère.
25Ô. — LIÏEOPHOTOGRAPHIE : (GibbOxV, 1859— 1862). (Umu. heL). V. 892 à 896— 1152.
§ 1. l’’® Méthode. Donnez un grain à une pierre lithographique
LlTriOPHOTOGRAPHlE.
avec du sable fin ou de Témeri en poudre (1213), ayant soin d’éviter ' de la rayer : quand elle est parlaiteinent sèche, préparez la solution suivante ;
§ 2. Solution sensible :
Vernis copal (269, III) 15g'*50
Huile de lin crue (251, III; 15g'‘-50
Bichromate de potasse (160) 78 gr.
Broyez très-finement ces trois substances et les mettez dans un üacon auquel vous ajoutez :
Noir de Brunswick 100 gr.
Vernis au mastic (919) 458' *50
Essence de térébenthine (644) 100 gr
et mêlez très-exactement.
§ 3. Couvrez avec soin la pierre de cette solution, en en versant une petite quantité que vous étendrez au moyen d’un rouleau lithographique très-propre, jusqu’à ce que la surface entière soit couverte d’une couche égale et mince qui séchera en très-peu de temps.
§ 4. A ce moment, une glace portant un négatif sera placée, le collodion sur la pierre, et l’on évitera qu’elle puisse être dérangée, en collant dessus un papier gommé qui réunira les deux bords tout autour.
Exposez de I à 5 heures, suivant la force de la lumière.
§ 3. Après l’exposition, enlevez le négatif, et, avec une touffe de fin coton cardé (406) trempé dans l’huile de lin (240), frottez doucement sur la pierre, de manière à enlever graduellement les parties de l’image non affectées par la lumière, laissant parfaitement intactes les portions insolées. Ce procédé seul produit déjà des épreuves.
§ 6. L’huile est alors bien enlevée de la pierre et on la prépare pour la graver, ce qui se fait ainsi ;
Prenez une grande cruche, presque pleine d’eau filtrée, et placez-y un aréomètre (111) qui devra flotter jusqu’à n° 0. Ajoutez à l’eau une dissolution de gomme arabique (737) en agitant et mêlant jusqu’à ce qu’il fiotle au point 6 : joignez alors de l’acide nitrique (1002) et mêlez très- intimement jusqu’à ce que l’instrument marque le 7® degré et la solution sera assez forte pour graver.
§7.2® Méthode.
Lorsque la pierre a été préparée comme ci-dessus, § 1 à 3, et exposée comme § 4, placez-la dans un bain d’essence de térébenthine (644) ou d’huile de naphte (777), en la remuant jusqu’à ce que l’image soit développée.
§ 8. 3® Méthode qui produit de très-belles épreuves.
Solution sensible :
Noir de Brunswick 100 gr.
Vernis copal (269; 46g'-50
Mastic (919) 158^.50
Essence de térébenthine (644) ISg^-àO
Cette solution est plus lente de beaucoup, car le bichrômate de potasse est un grand accélérateur au § 2.