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GOMMES INSOLUBLES OU RÉSINES

Seulement la nécessité d’enlever absolument les sels d’argent, conduit à l’emploi d’un bain de fixage contenant un peu d’alcool (68),

qui amollit les résines sans les dissoudre.

§ 3. Bain de salage :

Gomme thus lgr-15

Gomme mastic (919) ' 2.50

Chlorure de zinc 1.30

Alcool méthylique (71) 250

Ether méthylique sulfurique (636) 65

La cause qui fait ajouter l’éther est la nécessité d’être sûr de la dissolution rapide du mastic.

§ 4. Le papier est immergé dans ce liquide pendant 5', en couvrant la cuvette d’une feuille de verre pour éviter l’évaporation. Enlevez du bain, égouttez soigneusement, et séchez devant le feu.

On ne peut donner trop d’importance à la nécessité d’un séchage “parfait, tellement que si le papier salé doit être serré pour un usage ultérieur, il doit être tenu de nouveau devant le feu quelque temps avant de le mettre sur le bain d’argent, ou bien il ne s’imbibera pas

également de la solution.

§ 5. Bain sensibilisateur :

Alcool méthylique (71) 125 gr.

dans lequel on dissout :

Gomme thus 5

Gomme mastic (919) 2

d’autre part dans :

Eau distillée 125 gr.

dissolvez :

Nitrate d’argent (983) 6 gr.

Mêlez les 2 solutions, secouez bien, filtrez et ajoutez :

Acide nitrique (1002) 4 gouttes.

§ 6. Quand le papier a été quelques secondes en contact avec cette solution, il a une tendance à se rouler en dessus, ce que l’on doit empêcher en hâlant sur la surface. Après qu’il s’est aplati sur toute son étendue, on l’y laisse en repos 10" et alors on le relève promptement.

Saisissez la feuille par un coin et passez-y doucement un rouleau de verre qui ne doit servir qu’à cet usage, afin d’enlever l’excès de la solution, puis séchez devant le feu.

Il faut alors la soumettre promptement aux vapeurs de l’ammoniaque (91) mise dans une cuvette (449). Cette dernière opération réduit l’exposition d’un tiers au châssis positif (240), tout en assurant le succès du virage, plus même que la nature de ce bain ne le permet.

§ 7. En sortant du châssis positif (240) , l’épreuve est lavée dans l’eau tiède et virée par l’un quelconque'des virages alcalins usités.

Celui qui semble le mieux réussir est composé d’acétate de soude (14) et est préparé, 24 heures avant l’usage, avec addition de quel-

lODURE OZONISÉ D^ARGENT.

ques gouttes de solution ordinaire de chlorure d’or (273) au moment d’y plonger l’épreuve,

§ 8. On fixe dans une solution d’hyposulfite de soude (795) presque saturée, contenant 5 O/o d’alcool (68).

Les lavages subséquents ne doivent pas être négligés dans ce procédé, comme pour tous les tirages positifs.

287. — lODURE OZONISÉ D’ARGENT : (J. Johnstone, 1863). (Phot.). V. 857 — 157, III — 176, III.

§ 1. L’emploi de l’ammoniaque (91). et des autres alcalis (66) pour le développement des couches sèches, a d’abord été essayé sur les papiers négatifs (1047), et les conclusions auxquelles l’auteur est arrivé peuvent, sans aucun doute, s’appliquer également au collodion.

§ 2. Du papier fraîchement ioduré, bien lavé, doit être considéré comme une substance à un état de neutralité complète : mais après son exposition pendant un certain temps à la lumière, cet état est partiellement dérangé, et cela, en proportion de l’intensité de la lumière qui a pu agir sur les différents endroits du papier. Or, à défaut de meilleure définition, nous pouvons donner à cet état d’attraction de l’iodure d’argent, le nom d'iodure ozonisé, qui n’est probablement pas très-éloigné de la vérité.

§ 3. Si maintenant on se sert d’une dissolution d’acide gallique (721), de tannin (1398), de casse, de cannelle, de clou de girofle, etc., aucune image n’apparaîtra; mais si l’on y ajoute une petite quantité de potasse caustique (1209), de soude (1328) ou d’ammoniaque (91), on peut développer une faible image.

§ 4. Si l’on considère le développement ordinaire au moyen de l’acide gallique (721), de l’acide pyrogallique (1239) ou du protosulfate de fer (1230) combinés à l’argent (112), on aura naturellement une solution décomposable influencée par les parties ozonisées de la couche et formant une image avec l’argent revivifié.

Dans le cas d’une simple couche iodurée, avec un alcali (66) par décomposition, mais combiné à l’acide gallique (721), et plus certai-

MÉGASCOPE HÉLTOGBAPHE.

nement à l’acide pyrogallique^ on obtient un composé assez instable pour exercer une action puissante de désoxydation dans la couche iodurée.

288. — MÉGASCOPE HÉLIOGRAPHE : (Bertsch, 1863). {Phot.). V. 101 — 921 — 104, 111.

§ 1 . Le mégascope héliographe se compose d’un plateau D de cuivre qui se fixe, au moyen de 2 vis, dans le volet en bois d'une fenêtre hermétiquement fermée et tournée au midi à peu près. Ce plateau porte, à sa face intérieure, 2 vis, l’une D agissant par un pignon denté sur une crémaillère circulaire faisant tourner tout le système B C du miroir autour de l’axe horizontal de l’instrument. La seconde vis que l'on voit en avant du plateau, agit par une vis sans fin sur un pignon C fixé à l’axe du miroir B, et l’on fait opérer un mouvement

( Fig. 308. Fig. 307.

de bascule dans un sens perpendiculaire au premier : l’ensemble de ces deux mouvements constitue ce que l’on nomme un mouvement parallactique, qui permet de réfléchir la lumière S du soleil reçue par la glace B, dans une direction constante.

MÉGASCOPE HÉLIOGRAPHE.

§ 2. La face intérieure du plateau porte le tube O du mégascope. Ce corps en renferme un second pouvant glisser à frottement doux dans le premier^ au moyen d’une crémaillère et d’un pignon denté M. Ce second tube est terminé à chacune de ses extrémités par une lentille concavo-convexe : la première H, plane du côté de la lumière, présente 80““. de diamètre; la seconde 1, 50““. La convexité de chacune d’elles est tournée vers l’intérieur, de façon que les courbures se regardent.

§ 3. Le tube est terminé en K par un diaphragme de 0“.003 de diamètre pouvant se placer au foyer principal du système amplifiant. L’intérieur du tube K, vu de face, fig. 308, se ferme au moyen d’un petit obturateur (308) m portant deux ouvertures : l’une libre o, l’autre n garnie d’un verre jaune foncé.

§ 4. Le mégascope étant solidement fixé au volet de la fenêtre et la chambre étant rendue parfaitement obscure, on introduit dans le petit châssis E, fig. 307, le négatif sur verre fourni par la chambre automatique, fig. 294; on a soin que ce négatif ne soit pas verni.

Quand le négatif est fixé par de petits arrêts dans le cadre de bois E, on place celui-ci dans le tube par l’ouverture O faite auprès du plateau. On fait alors arriver les rayons directs du soleil S dans le tube, où on les dirige au moyen de la glace B, manœuvrée par les 2 boutons à main du plateau.

§ 5, Par cette disposition, le négatif est frappé par un faisceau de rayons parallèles, car l’instrument ne comporte pas de verre collecteur ou de lentille centralisante. Cette disposition fournit autant de lumière efficace et beaucoup plus de netteté.

§ 6. L’image ainsi formée est projetée sur un écran tendu de papier blanc, et supporté par un chevalet vertical de peintre, que l’on avance ou que l’on recule suivant la dimension de l’épreuve à faire. On met au point pour la grandeur et la distance choisie, au moyen du pignon M, qui fait mouvoir les systèmes de lentilles H et I, et l’on place le diaphragme K au point d’intersection des rayons L qui se croisent à leur sortie de l’appareil.

Cette disposition est rendue très-facile par l’intensité de ces rayons qui, dans l’obscurité de la chambre, décrivent un cône lumineux trèsvisible, surtout à cause de l’éclairage des poussières qui volent dans l’air. La position du diaphragme a pour but de délimiter autant que possible, les bords mêmes de ce cône lumineux.

§ 7. Toutes ces précautions prises, on substitue à l’écran la glace collodionnée, en ayant soin qu’elle occupe exactement la inême place. On laisse pénétrer la lumière à travers le verre jaune ri, fig. 308, pour s’assurer que l’image est bien plane, puis on donne accès à la lumière solaire, en faisant basculer du bout du doigt le petit système nom.

La pose, pour des épreuves de 0“.70 de côté et par un beau soleil, est instantanée.

§ 8. Si l’on ne veut pas faire du négatif une épreuve positive, on

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