‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 180 sur 231 · PHOTOGRAPHIE SUR TOILE · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIE SUR TOILE

peut abréger ce travail en recevant l’image agrandie directement sur une feuille de papier sensible. On emploie dans ce cas le procédé spécial indiqué 213, III. Cette manière d’opérer permet d’employer de beaucoup plus grandes dimensions, et n"a pour ainsi dire de limite que la grandeur des feuilles de papier. Mais quelque rapide que soit rimpression du papier, elle est toujours beaucoup plus lente que celle du collodion humide, et pour chaque épreuve obtenue, il faut recommencer l'opération.

§ 9. Pour obtenir un type parfait, il faut fortement diaphragmer' la lentille, ce qui se fait dans l’objectif C de la ligure 294, et se place à une distance telle que les pinceaux lumineux entrants et émergeants seront aussi parallèles que possible. Rigoureusement parlant, le type

ne devrait avoir que la "{q'qq^q qqq' ' partie de la surface totale du modèle. Ainsi, un homme de taille moyenne doit être reproduit par un négatif-type où son image ait 0“.0018 de hauteur.

Le pied G sur lequel est représenté l’instrument dans la figure 307, sert à le maintenir, tant dans sa boîte d’emballage, qu’à le manier quand il n’est pas en station.

289. — MOYEN DE RENDRE DEMI-OPAQUES les Verres d’un Laboratoire ou d'une galerie vitrée. (P/ioL)

§ I. Il est souvent utile de rendre demi-opaques les verres d’une galerie vitrée ou d’un laboratoire; on y parvient très-simplement en faisant une solution, saturée à la chaleur, de sel ammoniac (91) dans de l’eau ordinaire.

On revêt bien également les verres avec cette solution, étendue au moyen d’un pinceau de peintre; l’humidité s’évapore rapidement, et le sel cristallise également et d'un grain très -remarquable.

§ 2. Cette opération permet à la lumière de passer, mais ne laisse pas voir au travers et est infiniment préférable à la peinture à la colle et autres matières dont on se sert ordinairement.

PORTRAITS EN PLEIN AIR

sur canevas, toile à tableau, toile ordinaire et autres tissus semblables.

La toile est préparée avec une mixture moyennement épaisse de blanc d’Espagne (428) et d’alcool (68) que l’on étend au pinceau sur toute la surface; quand cette couche est sèche, on la polit soigneusement avec un morceau de coton.

§ 2. La toile, ainsi préparée, est ensuite traitée comme du papier positif et réussit également bien.

Cette méthode rendra de grands services en fournissant, par les appareils amplifiants (101 — 921 — 104, 111), des épreuves sur toile prêtes à être peintes à l’huile, avec beaucoup d’avantages comme certitude de ressemblance et comme économie de temps.

291. — PORTRAITS EN PLEIN AIR (Sur les) : (G. Shadbolt, 1863). (Phot.)

§ 1 . Il est évident pour ceux qui ont l’habitude de la photographie, non-seulement qu’une galerie vitrée (720) est nécessaire d’abord comme protection contre l’inclémence de l’atmosphère et comme abri contre le vent et les alternatives du froid et du chaud, mais qu’elle a encore un avantage, c’est de permettre de gouverner la direction de la. lumière au moyen de rideaux (1295), d’écrans et de mécanismes appropriés de manière qu’elle tombe avec une valeur et une direction étudiée sur les surfaces où elle est nécessaire.

Mais il n’est pas sans intérêt d’étudier quelle peut être la position la meilleure à prendre pour opérer en plein air, quand on n’a pas le choix d’un autre emplacement. ■

§ 2. Si l’on peut trouver un endroit où deux murs d’un édifice forment un angle dont les côtés s’étendent respectivement au N.-E. et au N.-O., on aura trouvé presque tout ce qu’il faut.

On construit alors un châssis léger en bois d’environ 2“.66 en carré, et on le couvre avec une pièce de fort calicot écru, pour en faire un toit ou un dais, qu’il est facile de fixer dans l’angle formé par les deux murs, et ce qui procure l’ombre nécessaire sur la tête des modèles.

§ 3. Ce châssis carré peut même, avec un peu d’adresse, être aisément élevé ou abaissé, suivant le besoin. D’un autre côté, en posant les modèles de façon qu’ils regardent le N.-O. ou le N.-E., on fait de chaque mur alternativement un fond, et l’un ou l’autre côté du modèle peut être plus ou moins fortement éclairé. Les murs, dans ce cas, doivent être peints d’une couleur convenable pour former des fonds, ou revêtus temporairement de quelque matière dont le choix soit approprié au ton désirable.

L’orientation que nous venons d’indiquer n’est peut-être pas la meilleure absolument, à cause de l’uniformité de l’éclairage, mais, en règle générale, elle sera une des mieux abritées contre le vent dans le temps chaud.

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§ 4. Pour maintenir le dais en position^ on peut tout simplement attacher des cordes à chaque coin et les assembler à un point central au-dessus de lui^ de manière à former du châssis une espèce de plateau de balance.

Au point de convergence des cordes de chaque angle, on attachera une corde simple plus forte, et, la passant sur une petite poulie, ou dans un anneau attaché au mur en dessus, on pourra très-facilement élever ou abaisser le châssis.

La corde peut être passée dans un second anneau ou sur une seconde poulie pour pouvoir la tirer commodément par côté, sans la heurter au dais lui-même, dont le poids, d’ailleurs, peut être contrebalancé par un morceau de fer ou une forte pierre. Enfin, une couple de longs clous, enfoncés dans le mur à la hauteur nécessaire, seront destinés à soutenir le châssis dans une position horizontale.

§ 5. Il est évident qu’avec l’orientation que nous avons indiquée, la personne qui pose ne sera presque jamais éclairée par les rayons directs du soleil; mais si, par des variations dans l’orientation, cet inconvénient arrivait, il serait difficile d’approprier un écran convenable au dehors ; il devient nécessairement préférable de modifier l’arrangement ci-dessus.

On a souvent recommandé l’usage d’un paravent en écrans pliants, pour le travail en plein air ; mais, après mûre réflexion, nous pensons que le meilleur arrangement consiste à se procurer trois châssis séparés, susceptibles de se réunir à Taide de vis à main ordinaires, pareilles à celles dont on se sert quelquefois pour les volets, de manière à ce qu’ils forment trois faces d’un cube, c’est-à-dire un fond, le dessus et un côté.

§ 6. Une installation de cette manière peut être montée et démontée en 5' et permet d’être emballée sous un très-petit volume. Il est clair qu’en changeant à volonté la position du tout par un quart de révolution, on peut toujours s’arranger de manière que Tautre côté du sujet soit ombré. Les vis à oreilles ou à main, se trouvent dans la première boutique venue de quincaillerie.

Les châssis de cet écran doivent être faits en sapin par raison d’économie et de légèreté ; ils doivent porter des clefs aux angles comme les châssis qui servent à tendre les toiles à peindre, afin qu^on puisse leur donner ainsi de la force et de la raideur ; mais il ne faut pas adopter une pièce diagonale croisant le châssis dans le même but, car tôt ou tard on serait sur qu’elle deviendrait visible sur le fond même, où elle marquerait une trace.

§ 7. Quand le travail des châssis est terminé, et un fort calicot tendu sur eux, il faut les peindre d’une couleur convenable. Ordinairement on leur donne les dimensions suivantes : pour les pièces droites, 2”’. 30 de haut sur 2 mètres de large, et pour le toit 2 mètres en carré. Souvent il ne sera pas difficile de couvrir les écrans des deux côtés avec du calicot, de les peindre en plein sur un côté, et de pein-

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dre sur l’autre un paysage ou un intérieur, de sorte que sans multiplier les pièces, on peut se procurer une grande variété de fonds.

§ 8. Pour conclure, il n’est pas déplacé de dire un mot de l’arrangement d’une galerie vitrée économique (720). Une des meilleures combinaisons est celle-ci : la galerie s’étend E. et O., par conséquent un côté est tourné au N. Dans cette galerie, la partie centrale du dessus et le côté N. sont seuls vitrés; les deux extrémités, ainsi qu’un côté, restent opaques. L’une des extrémités sert de fond et l’on choisit celle qui présente la plus forte lumière, puis, par un arrangement ingénieux, on ombrage la chambre noire et l’opérateur. Une tringle court en long, presque sous le toit, et, à cette tringle, est suspendu horizontalement un châssis oblong, d’une longueur environ moitié moindre que celle de la galerie et couvert de calicot très-foncé.

Les cordes auxquelles le châssis est suspendu sont attachées à des anneaux passant sous la tringle et, par conséquent, le châssis peut être penché par chacune de ses extrémités avec la plus grande facilité. Cette disposition est touc-à-fait la reproduction de l’écran proposé dans VArt du Fhotpgraphe, pages 97 et suiv., par M. De La Blanchère, et dont la disposition et la figure sont répétées n® 1295, § 8, fig. 234, II® vol. de ce Répertoire.

§ 9. On peut voir rarement un arrangement plus commode pour une galerie, avec si peu de complication de moyens; c’est donc une chose recommandée particulièrement aux amateurs. Enfin, si le soleil vient droit sur la galerie, on obvie à cet inconvénient au moyen de rideaux blancs de fine étoffe, dont cependant Topacité doit être suffisante pour que les yeux de la personne qui pose ne soient pas blessés par l’éclat de la lumière.

Il ne faut jamais oublier qu’une quantité modérée de lumière bien employée est préférable à une surabondance de soleil mal disposé.

§ 10. On peut modifier l’idée de cette galerie et en tirer un arrangement économique en plein air, dans une position convenable, comme contre le mur de côté d’une maison. Une légère tringle de fer, à la hauteur de 2”. 50 à 3 mètres, courant parallèlement au mur, et supportée à chaque extrémité par deux montants, peut être munie de deux anneaux auxquels sera suspendu le châssis horizontal. On pendra, à une extrémité de ce châssis, une pièce de toile cirée c[ui formera le fond et s’appuiera à plat sur le châssis quand il sera démonté; un rideau foncé noir, d’étoiTe légère, sera suspendu sur un côté, sur une longueur de 1 mètre à 1“.30. Ce rideau peut être aisément équilibré par un contre-poids attaché au châssis.

§ 11. Le fond et le rideau d’ombre peuvent être changés de place par chaque extrémité, tandis que le côté de la maison fournit toujours son ombre particulière ou sur un côté ou sur Tautre.

Le grand point, pour un amateur, c’est d’avoir une installation rapide et économique, qui n’occupe pas trop de chambres dans la maison, et puisse se monter et se démonter avec facilité.

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