‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 182 sur 231 · VERNIS COPAL · texte numérisé non relu

VERNIS COPAL

sulfurique ordinaire (huile de vitriol du commerce) jusqu’à ce qu"il remplisse cette condition.

§ 2. Sous l’influence de l’acide^ le zinc décompose l’eau en oxygène et en hydrogène. L’hydrogène précipite l’or^ l’argent et le soufre (qui provient de l’hypo sulfite de soude). On active la réaction en couvrant le tonneau, parce que dans ce cas l’hydrogène est soumis à une pression qui prolonge son action sur la masse du liquide.

§ 3. Au bout de 48 heures, on prend de la liqueur, on la filtre, et pour s’assurer qu’elle ne contient plus d’or ou d’argent, on la fait bouillir avec une lame de zinc (153o) bien polie. Si l’or et l’argent ont été bien précipités, il ne devra pas se former de poudre brune ‘ dans la capsule.

§ 4. Quand on s’est assuré que tout est précipité, on filtre les eaux dans une chausse en feutre ou en molleton, on sèche la boue qui reste dans le filtre, et on la fond soi-même.

§ 5. Le traitement communiqué par M. Hœnner à la Société française de photographie n’est point praticable. En effet, Dalton et d’autres après lui, ont trouvé que l’eau de chaux ne contient en dissolu-

tion que — de son poids de chaux. Pour appliquer ce procédé, il 7/8

faudrait donc un réservoir immense, à cause de l’énorme quantité d’eau de chaux qu’on serait obligé d’employer. En faisant usage d’un lait de chaux, on a, il est vrai, un précipité, mais il ne contient pour ainsi dire que de la chaux, et quant à l’or et à l’argent, ils y sont dans une très-petite proportion. Quant à précipiter tout l’or par le persulfure de potassium (1378) ou foie de soufre, tous les photographes savent qu’il ne faut pas y songer un moment.

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