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CIELS DES PAYSAGES

dionnée étant sortie du bain d’argent^ on appuie le châssis contre un obstacle et’on enlève la trappe à coulisse de derrière; on place la glace recouverte de collodion comme d’habitude, puis, dans la seconde rainure derrière elle, une des glaces portant un ovale dégradé. On repousse le volet et l’on pose comme d’habitude.

§ 3. On rapporte le châssis dans le cabinet obscur (197), puis se mettant devant une ouverture donnant du jour, et plaçant le châssis perpendiculairement à la direction de cette lumière, on tire et repousse brusquement le volet de derrière.

La lumière frappe sur les deux glaces, et celle qui porte l’ovale abrite, suivant son contour, la glace sensible placée derrière elle.

On développe comme d^ordinaire, et toutes les parties atteintes par la lumière directe se réduisent en noir foncé, qui noie les détails de la partie inférieure du modèle.

§ 4. ü ne reste plus qu’à tirer les positifs sans précaution, ils viennent parfaitement dégradés.

308. — CIELS DES PAYSAGES : (Gordon, 1863). [Phot.]. V. 292 — 174, III.

§ 1 . On a remarqué, avec raison, que dans les paysages photographiques, les ciels blancs produisaient un effet désagréable, en enlevant aux lumières naturelles tout leur éclat. Au commencement de la photographie, on laissait les ciels sans nuages et sans teinte, se contentant de l’action qu’y produisait la lumière. On ne tarda pas à revenir de ce manque d’effet artistique. La perspective aérienne manque, et le ciel prenant beaucoup trop d’importance, fait disparaître les teintes délicates fournies par les lointains, en détruisant l’harmonie nécessaire et naturelle qui s’établit entre la valeur du ciel et les lumières du paysage.

§ 2. Plusieurs méthodes peuvent être employées pour obtenir des ciels naturels ou harmonieux : la plus simple consiste à employer une pose assez courte, et un collodion assez sensible pour obtenir en même temps le paysage et les nuages. Elle ne peut pas s’appliquer à tous les cas. Les meilleures conditions sont celles où l’on prend un paysage très-éclairé et surmonté d’un ciel fortement nuageux; on réussit bien si le premier plan ne contient pas d’objets trop obscurs ou des couleurs trop réfractaires (836 — 1298 — 1491). Il faut employer un collodion très-brômuré et le développer au fer, renforcer fortement, dans tous les cas, pour amener les demi-teintes.

§ 3. On a essayé, et avec succès, de protéger le ciel pendant la pose des premiers plans, et de prendre ensuite les nuages par une ouverture instantanée de bobjectif. Ces moyens sont décrits (174, 111), nous n’y reviendrons pas ici.

§ 4. La méthode des ciels rapportés est décrite (292); elle donne de ^bons résultats quand elle est employée par la main d^un artiste.

§ 5. On peut opérer en épargnant les nuages dans le développe-

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