CIELS DES PAYSAGES
ment de l’épreuve^, et ce tour de main réussit assez bien, même sur de grandes glaces , pourvu que le temps de pose nécessaire pour obtenir les premiers plans ne dépasse pas 1 0" . Si Ton emploie la méthode ordinaire de développement^ les images paraissent très-vite, mais disparaissent également vite, noyées dans la teinte noire produite par le renforcement.
Au lieu d’employer le révélateur à son degré de force ordinaire (492), on verse d'abord sur la glace impressionnée, une solution faible
de :
Eau 100 gr.
Protosulfate de fer (1230) 0.25
sans ajouter aucune proportion d’acide. Sous ce développement, les images se montrent avec une grande finesse et même l’horizon dans beaucoup de cas, et toujours en quelques secondes.
§ 6. Quand cette opération est suffisamment complète, on reverse cette solution qui contient aussi du nitrate (983) libre, et on y ajoute une certaine quantité de solution fraîche de fer et d’acide acétique (19), suffisante pour constituer un développement de force ordinaire pour le collodion.
Cette solution moyenne est de :
Eau 100 gr.
Protosulfate de fer (1230) 2
Acide acétique (19) 3 c.c.
§ 7. Le liquide est alors employé sur la couche, en le remuant de
telle sorte qu’il agisse surtout, mais non exclusivement, sur les premiers plans et la totalité de l’image.
Lorsque tous les détails sont suffisamment sortis, on donne l’intensité nécessaire au moyen du renforcement suivant :
Eau 100 gr.
Acide pyrogallique (1239) Ogr-35
Nitrate d’argent en solution (983). ...... q.q. gouttes.
On obtient ainsi des négatifs où les nuages ne sont pas noyés dans une masse de noir, mais sont dessinés assez pour produire, lors du tirage, l’harmonie nécessaire, tout en gardant de l’air au paysage.
§>8. Sur les glaces revêtues de couches sèches, on peut employer un moyen analogue, en se servant d’abord, pour faire apparaître les nuages et les détails généraux, d’une solution neutre d’acide pyrogallique (1239), et faisant usage, alors seulement, d'une solution de ce même acide additionné d’argent (983) et d’acide citrique (299) ou acétique (19).
§ 9. Il ne faut pas oublier enfin, que l'on peut faire un ciel trèsharmonieux, quoique d’une teinte uniforme, en donnant à l’épreuve positive, non fixée au sortir du châssis (240), une teinte graduée. Il faut faire cette opération avec soin, en ménageant la ligne d’horizon, et donner une intensité plus grande à la partie la plus élevée du ciel, pour le faire, ce qu’on appelle en terme d’atelier, plafonner.