COLLODION NÉGATIF SUR CAOUTCHOUC
ces différents présérvateurs^ au lieu de chercher dans l’emploi du brome un adjuvant réellement accélérateur. Les préservateurs dont nous venons de parler n’ont pas tous le même effet , et quoiqu’ils n’influent en rien sur la sensibilité de la couche^ ils agissent d’une manière très-nette, en imposant' au cliché une coloration déterminée. C’est ainsi que la gélatine et la gomme donnent aux parties colorées de l’image un ton noir; le tannin un ton rouge; l’albumine un ton jaunâtre. Il est donc important de se préoccuper du choix du préservateur lorsqu’on recherche une sensibilité maxima.
§ 4. Lorsqu’on a abandonné une couche de collodion à la dessiccation, et qu’on vient à la mouiller de nouveau, cette couche tend à s’enlever et à se détacher de la glace; si cette couche a été préalablement recouverte d’un préservateur, elle tend à se soulever par places sous forme d’ampoules, qui altèrent le cliché. Mais il est facile d’éviter ces dangers en recouvrant préalablement la glace d’une couche de caoutchouc (205 ter) dissous dans la benzine.
§ 5. Les opérations à faire sont les suivantes :
1® Nettoyez la glace, séchez-la complètement, puis couvrez-la d’une couche de solution de caoutchouc (205 ter) faite dans . la proportion de 3 gr. de cette matière pour 100 de benzine.
2® La glace étant préparée, recouvrez-la d’une couche de collodion brômo-ioduré renfermant un nombre égal d’équivalents (632) de brome (183) et d’iode (828) combinés au cadmium (198). Chaque 100 gr. de collodion doit renfermer environ 08L96 de ce mélange.
3® Sensibilisez dans un bain d’argent renfermant 6 gr. de nitrate pur cristallisé pour 100 gr. d’eau. Ce bain doit être légèrement acidulé par l’acide nitrique (1002).
4® Enlevez tout le nitrate d’argent (983) libre, puis versez sur la couche un liquide préservateur formé de :
Gomme arabique (737) . 4gr-85
récemment dissoute dans :
Eau , 100 gr.
Laissez sécher spontanément, puis, avant d’introduire la glace dans le châssis, séchez-en de nouveau la surface en la présentant à un fer chaud.
5® Exposez pendant le même temps que si vous opériez avec une glace au collodion humide.
6® Pour développer l’épreuve, trempez-la d’abord dans l’eau distillée, puis versez à sa surface un révélateur formé de :
Eau distillée 100 gr.
Acide pyrogallique (1239) 0gr.40
Acide acétique cristallisable (19) 2 gouttes.
Solution de nitrate d’argent q.q. gouttes.
L’image apparaît immédiatement et acquiert bientôt l’intensité nécessaire.
7® Fixez le cliché à la manière ordinaire, dans une solution sa-
COURBURE DES IMAGES (SUR La).
turée d^’hyposulfite de soude (795) ou de chaux (248), puis, lorsqu'il est sec, recouvrez-le d’un vernis à l’alcool (de 1480 à 1484).
310. — COHÉSION ET AFFINITÉ : (F. Thomas, 1863). {Chim.),\. 304, §10,111. '
§ 1 . On appelle cohésion la force qui attire entre elles les particules d’un même corps. Ainsi, la cohésion attire entre elles les particules d’un bâton de soufre (1341).
§ 2. On nomme affinité'ln force qui attire entre elles les particules de deux corps hétérogènes, c’est-à-dire de composition différente. Ainsi, Taffinité attire entre elles les particules du soufre et de l’argent (112).
L’affinité produit une altération des propriétés des corps hétérogènes mis en contact. Cette altération s’appelle combinaison. Ainsi l’affinité du soufre (1341) pour Targent (112) produit du sulfure d’argent (1375), dont les propriétés ne ressemblent ni à celles du soufre ni à celles de l’argent.
§ 3. Pour que la combinaison de deux corps soit possible, il faut que leur affinité l’emporte sur la cohésion de chacun d’eux.
Si, comme cela arrive généralement dans les dissolvants neutres, les propriétés des corps ne sont pas altérées, on dit qu’il y a simplement mélange.
§ 4. La cohésion d’un corps solide est modifiée soit par la pulvérisation, soit par la dissolution, soit encore par la fusion.