COMPOSÉS DE L’ALBUMINE ET DES OXYDES MÉTALLIQUES
(C/îim.). V. 46—302,111—323, § 10 à 1 3, III.
326. — COUPER LE VERRE CYLINDRIQUE (Procédé pour). {Phot.). Y. 424.
327. ~ DIALYSE : (Martin et Grauam, 1863). [Chim.]. V. 302, III.
§ 1 . Cette découverte est due au professeur Graham, qui remarqua que certaines substances ont la propriété de se dilfuser dans l’eau
DIALYSE.
plus facilement que d’autres^ et que l’on peut les séparer mécaniquement, en solution, à la faveur de certaines dispositions particulières.
§ 2. Prenons, par exemple, quatre vases en verre profonds, tels que des fioles allongées, et plaçons dans l’une quelques grains de sel ordinaire, dans la seconde, une égale quantité de sucre (1362), dans la troisième un peu de gomme (737), et dans la quatrième de l’albumine desséchée; puis emplissons ces vases d’eau avec précaution, et laissons-les reposer jusc[u’à ce queTeau ait dissous les matières qu’ils contiennent. En surveillant l’opération, on remarquera que ces substances se diffusent peu à peu dans l’eau, mais pas également vite. Le sel se diffuse le plus rapidement, puis le sucre dans un temps double environ; la gomme exige quatre fois plus de temps, tandis que l’albumine en exige environ vingt fois davantage. C’est à ce point, que la diffusion du sel dans l’eau diffère de celle de l’albumine, bien quelle y soit également soluble, et que si on les mêle dans l'eau en égale proportion, le sel se diffusera entièrement dans l’eau avant que l’autre ne soit dissoute. Les substances cristallisables sont les plus diffusibles; et celles qui ne sont pas cristallisables ressemblent à la gomme, à la glu et à l'albumine.
Ces deux classes de substances ont reçu les noms de cristalloïdes et colloïdes. Les cristalloïdes possèdent la propriété de se diffuser à travers les solutions de colloïdes, presque aussi rapidement c|ue dans l’eau pure, tandis que ces dernières n’ont pas cette propriété. ,
§ 3. Un colloïde et un cristalloïde en solution peuvent être séparés de la manière suivante :
Prenez un large cerceau, tel que celui d’un tamis ordinaire, adaptez à l’une de ses faces une feuille de papier parcheminée (1092) et faites flotter ce vaisseau sur de l’eau claire contenue dans un plus grand vase, versez-y ensuite une solution contenant à la fois du sel et de l’albumine. Peu de temps après, le sel se diffusera de lui-même à travers la pellicule parcheminée et laissera en arrière le colloïde, c’est-à-dire l’albumine. Par ce moyen, on peut séparer des solutions composées de cristalloïdes et de colloïdes. Le vaisseau parcheminé se nomme un dialyseiir.
§ 4. La pierre à fusil, qui est l’une des substances les plus insolubles qui existent, a été obtenue dissoute dans l’eau pure au moyen du dialyseur. On peut la, dissoudre dans son état naturel, mais on la rend d’abord soluble par un procédé chimique, on la fait ensuite bouillir dans l’eau, et, enfin, on la sépare par le dialyseur.
On fond d’abord la pierre à fusil avec un excès de potasse (1209) ou de soude (1339 ter) qui la transforme en verre soluble, onia traite ensuite par l’acide chlorhydrique (254), qui s’unit à la soude ou à la potasse en formant du sel ordinaire; celui-ci est un cristalloïde et la pierre à fusil un colloïde. Quand on place le tout dans un dialyseur, la solution saline passe à travers la membrane, tandis que la silice reste en arrière, et si on laisse reposer quelques jours, elle acquiert