COAGULATION DE L’ALBUMINE PAR LE NITRATE D’ARGENT
(F. W. Hart, 1863). (Chim.). V. 46 — 303 49, 111 — 53, III — 54,
§ 1. Les expériences suivantes semblent prouver que le nitrate d’argent (983) prend une part importante à l’insolubilité de l’albumine du papier positif : mais on pourrait tout d’abord se poser la question de savoir s'il est vraiment utile que l’albumine soit rendue insoluble dans la sensibilisation du papier, pour qu’elle résiste aux actions chimiques subséquentes.
DIALYSE.
§ 2. A. Précipitez du nitrate d’argent AgO, AzO^ (983) par acétate de soude (14) Na O, 6HO; lavez les cristaux et ajoutez-les à
une portion d’albumine (46), vous obtiendrez un sel d’argent en combinaison avec l'albumine et ses éléments et sels naturels.
Traitez ce précipité mélangé par la solution ordinaire d’iiyposulfite de soude (Na O, S^O^) (795) et le tout sera entièrement dissous.
§ 3. B. Ajoutez à une quantité quelconque d’allDumine, un petit nombre (proportionnel) de gouttes du bain d’argent positif, égal à la quantité prise pour précipiter dans l’expérience A. Ici nous aurons une apparence de coagulation réelle, et non comme en A, un simple précipité mêlé à une substance visqueuse.
Traitons à présent ce précipité par NaO, (l’hyposulfite de soude) (795), et le sel d’argent sera seul dissous, laissant une couche insoluble d’albumine avec traces d’argent.
§ 4. C. Prenez une autre portion d’albumine et précipitez-la avec AzO^ (l’acide nitrique) (1002). Ici la coagulation ressemble à celle produite en B: soigneusement neutralisée avec KO (potasse) (1209) et traitée par Na O, ( l’hyposulfite ) , le précipité demeure non dissous dans ce corps (notre agent fixateur ordinaire) comme dans l’expérience B.
§ 5. De ceci, il faut conclure que les meilleures conditions sont réalisées par un bain fort en argent pour sensibiliser le papier albuminé, mais sans nécessité de coagulation.
324. — COLLODION NÉGATIF INSTANTANÉ. {Phot.). V. 335—336—337 — 231 bis, III.