‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 213 sur 231 · PROCÉDÉ POUR COUPER LE VERRE CYLINDRIQUE · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ POUR COUPER LE VERRE CYLINDRIQUE

toires de chimie pour couper les verres cylindriques^ tels que tubes de gros calibre, éprouvettes, cloches, etc., consiste à faire, avec une lime triangulaire, un trait perpendiculaire à Taxe du cylindre proposé, de façon à obtenir une fente qu'on prolonge ensuite circulairement, en présentant, à une petite distance du point où elle s’arrête, la pointe d’un charbon allumé ou un morceau de fer rouge.

Mais ce moyen ne réussit pas toujours, car on sait qu’il est assez difficile de donner à la fente, qui est le point de départ, une direction satisfaisante; aussi, le verre ainsi coupé présente-t-il toujours des inégalités qui, dans certains cas, et surtout lorsque l’oriüce doit être rodé, font perdre un temps précieux pour les faire disparaître. On obvie à ces inconvénients par l’emploi du procédé suivant, connu depuis longtemps, mais abandonné à tort.

§ 2. Ce procédé est basé sur la propriété que possède le verre d’être mauvais conducteur de la chaleur. On opère de la manière suivante : on met dans le vase que Ton veut couper, de l’huile jusqu’à 2 ou 3 millimètres au-dessous de l’endroit indiqué d’avance par une marque, puis on y plonge un barreau de fer rouge; après quelques secondes, on entend un léger bruit produit par la rupture du verre et qui annonce le terme de l’opération.

§ 3. Il est bon de remarquer que la réussite est complète quand on opère dans les conditions suivantes : il faut que l’éprouvette ou la cloche soit très-propre et parfaitement sèche ; on la remplit d’huile froide exempte d’eau, et après l’avoir placée bien horizontalement, on y plonge la barre de fer chaulfée au rouge-blanc, en ne l’enfonçant que d’un demi-centimètre pour ne pas déplacer un trop grand volume d’huile, et ne pas dépasser la marque indicative. On laisse alors refroidir lentement la cloche, et Ton ne retire l’huile que lorsque celle-ci est parfaitement froide ; on évite ainsi le contact des corps froids et la trempe que subit le verre par un refroidissement trop brusque.

§ 4. En opérant comme il vient d’être dit, la température de la surface de l’huile s’élève brusquement à 300°, tandis que la partie supérieure de la cloche ou de Téprouvette ne dépassant pas -f- 100° se sépare nettement au niveau de l’huile.

Il ne reste plus, après le refroidissement, qu’à adoucir les bords tranchants, en les fondant à la lampe (868) ou les usant sur une plaque de tôle ou de fonte avec une bouillie faite avec de l’émeri (1213) ou du sable fin et de l’huile.

Ce moyen peut rendre d’utiles services dans les laboratoires de photographie.

DE

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