‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 218 sur 231 · COLLODION NÉGATIF. (PAoL). V. 314etsuiv · texte numérisé non relu

COLLODION NÉGATIF. (PAoL). V. 314etsuiv

§ 1 . Pesez exactement :

lodure d’ammonium (836) 2g*'.25

lodure de cadmium (841) 0,65

Bromure de cadmium (183 bis) 0.65

Ether sulfurique (657) 235 c.c.

Alcool à 400 (08) 235

Pyroxyle (409) 38^.85

La quantité de coton-poudre ne peut être donnée exactement : il faut en ajouter autant que possible, sans cependant que le collodion perde sa fluidité.

§ 2. Les iodures et bromures doivent être dissous d’abord dans l’alcool (68), le coton (406) ajouté, et, enfin, l’éther (657). Il faut secouer, enfin, jusqu’à dissolution du coton. On laisse reposer deux jours et l’on décante (466).

§ 3. Si l’on veut se servir de suite de ce collodion encore neuf, il faut lui ajouter 1/4 ou 1/0 de son volume de collodion semblable, mais vieux, pour le mûrir.

DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS SUR COLLODION SEC

345. — COLLODION NÉGATIF : (Ch. Waldack, 1863). [Fhot.]. V. 314 et suiv.

§ 1. Mélangez :

Alcool à 40^ (68) 500 gr.

lodure de potassium (848) 6.50

Bromure de potassium (191) 2

Ces derniers sels doivent être d’abord dissous dans une petite quantité d’eau.

Ajoutez :

Ether sulfurique à 62» (657) 500 gr.

et laissez reposer.

§ 2. Séparezla partie claire au moyen d’un siphon (1388) et mêlez :

lodure de cadmium (841) 4 gr.

Si le liquide est un peu laiteux^ le cadmium le rendra clair.

Enfin^ ajoutez ;

Coton-poudre (409) 10g' -50 à 15g' -50

Il faut dissoudre autant de coton que possible sans nuire à la qualité coulante du collodion.

346. — DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS sur Collodion sec par les vapeurs d’ AMMONIAQUE :(A. Vérity^ 1863). (P/ioC). V. 91 — du n" 368 à

§ 1. Les vapeurs d’ammoniaque (9!) ne développent point toute plaque sèche, mais elles abrègent considérablement le temps nécessaire au développement de la plupart, ce qui est dû sans doute à un acide qu’il faut neutraliser. Une plaque soumise à la vapeur d’ammoniaque forte, avant l’exposition, demandera plus de temps pour être développée que si elle a été soumise à des vapeurs d’ammoniaque faible. La meilleure proportion est composée de :

Ammoniaque liquide (poids spécifique, 880) (91).. 1 partie.

Eau 100

tout en tenant compte, cependant, du degré probable d’acidité de la couche sensible.

§ 2. On prépare, au moyen de ce procédé, des glaces très-sensibles, pouvant être gardées longtemps et se développant à la vapeur

DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS SUR COLLODION SEC

de l’ammoniaque en 4'. On peut obtenir en 2'y à la lumière d’un bec de gaz ordinaire, une épreuve qui montre non-seulement ses blancs, mais des détails dans toutes les ombres.

La potasse caustique (1209) développe les images sur lesquelles la vapeur d’ammoniaque est impuissante; car certaines plaques résistent à ces fumigations sans qu’on puisse en découvrir la raison.

§ 3. La glace doit être recouverte de gélatine (723) ou de toute autre substance analogue, pour éviter que le collodion ne se déchire. La glace étant nettoyée, on la dépose dans de l’eau pure; chacune d’elles est placée ensuite sous un robinet ouvert pendant quelques secondes, afin que bon soit bien sûr qu’aucune graisse ne reste à sa surface. On fait une solution à 10 gr. de gélatine par 100 d’eau, que l’on filtre encore chaude au papier.

La' plaque étant égouttée un instant, on y verse cette solution chaude comme on verse le collodion; elle emporte toute l’eau ruisselante avec elle; on fait la même chose une seconde fois, et le liquide sert pour la première opération de la plaque suivante. La glace est alors placée à sécher debout sur du buvard, et on l’achève à la chaleur

§ 4. On peut se servir de tout bon collodion. Le meilleur est celui qui donne une couche épaisse; il produit une image plus ferme que le collodion mince. En donnant à une glace une couche de collodion et la séchant bien, lui en donnant une autre et la sensibilisant alors, on peut obtenir une épreuve assez intense pour une positive transparente. Une glace ainsi préparée se développe plus lentement; mais est très-sensible, l’image apparaissant d’abord à la surface et ensuite en dessous. Avec 3 ou 4 couches de collodion, l’image peut être obtenue assez intense pour tirer avec elle, mais il y a une grande difficulté à couvrir une glace de plus de 2 couches ; on ne peut le faire qu’en la séchant bien devant le feu et se servant d’un collodion qui se couche rapidement. Une couche ainsi préparée restera 15' au bain et présentera une surface très-dense d’iodure d’argent (837).

§ 5. Le bain le meilleur est fait de :

Nitrate d’argent (983) 7à8 gr.

Eau 100

Neutre au papier de tournesol (1045), il est plus rapide en cet état que shl était acide, et les images se développent à l’ammoniaque faible et tout-à-fait clairement. 11 faut veiller à ce que le bain ne diminue pas de force : avec 7 gr. d’argent seulement, les images sont faibles.

§ 6. Il faut alors procéder aux lavages, qui se font dans 4 cuvettes.

N® 1. Eau distillée.

N® 2. Eau distillée.

N® 3. Eau ordinaire avec un peu de sel de cuisine (1308).

N° 4. Eau ordinaire avec un robinet y coulant.

Les plaques changent d’une bassine dans l’autre, à mesure que l’une est faite elle chasse l’autre : les eaux doivent être abondantes. Au

DÉVELOPPEMENT DES NÉGATIFS SUR COLLODION SEC

sortir de la 4® cuvette, les plaques sont lavées sous le robinet ou au flacon laveur (G89) fig. 107-109, et mises debout à égoutter sur du buvard, ^

§ 7. On les place alors, plusieurs à la fois, dans une cuvette con-

tenant la solution préservatrice suivante :

(Tannin (1398) 13 gr.

A /Eau distillée 280

(Solution saturée d’acide gallique (721). . . . 280

(Sucre de raisin (1365) 3gr-50

(Eau distillée 140

Le sucre de raisin est dissous dans l’eau et filtré au papier. Chaque solution est filtrée séparément, mêlée et filtrée ensuite. On filtre chaque fois qu’on se sert de cette liqueur qui devient jaune-rouge; on la conserve à l’obscurité avec un petit morceau de camphre (203) dans le flacon.

Les glaces restent dans ce bain 4'; la solution doit être remuée en inclinant la cuvette.

§ 8. Les plaques sont alors placées à égoutter sur du buvard et ensuite portées dans une boîte à sécher (374, III) où. l’on fait agir- la chaleur.

Si elles doivent servir avant six semaines, il faut les laver légèrement sous le robinet pendant L, en les sortant du bain préservateur.

On peut supprimer le bain salé n° 3 du lavage, si elles ne doivent pas être gardées plus d’un mois.

Si les plaques ne sont pas parfaitement séchées avant de les serrer, elles deviennent brunes dans la boîte à fumigations. L’humidité de l’air que les couches absorbent ne leur est pas défavorable pour la réussite.

§ 9. Le temps d’exposition est plus court que pour les autres procédés à sec.

§ 10. Les plaques couvertes des substances préservatrices suivantes peuvent toutes se développer à l'ammoniaque (91) : on les a placées en commençant par les moins favorables :

Acide gallique (721),

Acide pyrogallique (1239).

Acide gallique et miel (721 — 933).

Acide gallique et gomme arabique (721 — 737).

Acide gallique et tannin (1398).

Acide gallique et sucre de raisin (1363).

Acide gallique, tabac et sucre de raisin (1363).

Acide gallique, tannin et sucre de raisin (celle ci-dessus indiquée

§ 1 1 . Le tabac peut servir à remplacer le tannin. Celui-ci donne une surface brillante à la plaque, qui peut être brossée quand elle est sèche, ce que le tannin ne fait pas.

On fixe à l’hyposulfite de soude (793).

§ 12. Les plaques préparées avec les substances suivantes nepeu- No 12. Décembre 1863. 28

GALERIES VITRÉES

vent pas être développées au moyen des fumigations d’ammoniaque, mais bien par la méthode ordinaire.

Protosulfate de fer (1230) et miel (935).

Tannin pur (1398).

Gomme arabique (737).

Collodion simple lavé (307).

Collodion albuminé (308).

§ 13. La fumigation se fait dans une boîte ou cuvette couverte d"une glace rodée bien adhérente.

Page 1