‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 219 sur 231 · ÉTUDE ARTISTIQUE DU REAU. {EsthéL). V. 343, III · texte numérisé non relu

ÉTUDE ARTISTIQUE DU REAU. {EsthéL). V. 343, III

349. — ÉTUDE DES SÉLÉNIO-CYANURES comme agents fixateurs. {Chim.), V. 359,111.

350. — GALERIES VITRÉES (Construction des) : (Reylander, Sut- TON et H. Matheson, 1863), [Phot.). Y. 532 — 720 ■— 1295.

§ 1. 11 est extrêmement important que l’éclairage dont on dispose maintenant dans un atelier photographique soit tout-à-fait semblable à celui des ateliers de peintres, afin que les épreuves photographiques obtenues paraissent être strictement comparables à des pein-

GALERIES VITRÉES

tureSj quant à l’éclairage proprement dit. Personne ne peut douter que l’éclairage bon pour la peinture ne soit également bon pour le portrait photographique ; la seule chose à craindre, c’est que la quantité de lumière admise dans l’atelier ne soit pas suffisante pour travailler pendant la saison brumeuse.

Fig. 325.

§ 2. L’atelier représenté fig. 325 est construit en tôle plissée ; sa longueur totale est de 10 mètres, la portion consacrée à la pose est longue de 3“.30 sur 4 mètres de large : les 6“.70 restant vont en diminuant de largeur, de façon qu’au bout, où est la chambre noire, l’atelier n’a plus que 2“.30 de largeur.

La lumière est admise seulement par les espaces blancs A, B, G, D, E,F, de la figure 325 ; elle vient du N. -O. dans le modèle exécuté.

§ 3. La porte Aconsiste en un morceau de glace de 2“.30 de haut sur 1 mètre de large; la fenêtre à côté B est fermée par une autre pièce de glace de 2“.30 de haut sur 1“.70 de large; elle touche un autre morceau G placé sur le toit, qui a 1“.70 de large sur 1 mètre de long. Ges trois ouvertures, fermées de verre blanc bien plan, sont la principale source de lumière.

Sar le côté opposé, il n’y a point de verre du tout, mais l’intérieur est peint en blanc pour fournir de la lumière réfléchie.

§ 4. Les plus petites ouvertures DE F sont ordinairement couvertesde rideaux ; elles ont pour but de fournir, non un éclairage direct, mais de la lumière difiuse, et d’aider les réflexions de lumière.

§ 5. De cette manière, il est facile de voir que le modèle est éclairé par le côté et par le dessus, la lumière de front et celle directement verticale étant évitées.

Dans l’opinion du constructeur, l’absence de barreaux de châssis est un grand avantage, et pour le modèle, et pour l’épreuve, l’effet des barreaux sur les yeux étant pénible , entravant leur expression naturelle et détruisant la beauté du regard sur l’épreuve,

§ 6. La chambre noire se trouve placée dans une obscurité proportionnelle qui rend inutile à l’opérateur l’emploi d’un voile noir sur sa tête pour mettre au point. Le modèle porte ainsi les yeux vers l’obscurité et y trouve ce double avantage qu’il est plus à son aise et que l’extension de la pupille donne plus d’expression au visage en faisant paraître l’iris plus foncé.

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Rien, en effet, n’est plus désagréable, dans un portrait photographique, que la lumière d’un œil qui regarde d’une manière insignifiante, ce qui résulte souvent, pour le modèle, de ce qufil regarde en face de la lumière, ce qui lui fait contracter la pupille. Enfin, si l’iris est bleu ou gris, cette teinte naturelle peut donner aux yeux un effet faible, effaré ou fixe, tandis que Toriginal a le regard ferme, brillant, rayonnant et plein d'expression.

§ 7. La figure 326 présente la vue d'une galerie vitrée proposée il y a déjà quelques années par M. Sutton^ et dont la précédente se rapproche comme principe. L'agencement de celle-ci, cependant, semble supérieur. La longueur totale est de 12 mètres, dont 4, A, B, C, constituent la galerie vitrée proprement dite. A B, de chaque côté, est opaque, et B G en verre, de chaque côté, du haut en bas. Cela et la petite portion D sur le devant delà galerie et joignant la partie plus étroite, forme tout ce que la construction entière contient de verre. Le resté forme un couloir long et obscur comme dans l’atelier fig. 327.

§ 8. L'extrémité A sur laquelle le fond est appliqué, peut être dirigée en S, de manière que la lumière du nord frappe sur le mocièle. Les fenêtres alors regardant l’est et l'ouest peuvent être munies de rideaux, dont l’un ou l'autre, suivant les cas, peut être tiré de manière à laisser passer juste assez de lumière pour produire des reflets.

La fenêtre d’en haut D, par devant, doit être faite, ce qui est essentiel, de manière à ouvrir en se renversant sur le toit de la partie obscure, pour laisser passer plus d’air et de lumière dans le beau temps.

§ 9. La principale objection contre ces deux systèmes, c’est que, dans la saison brumeuse et au milieu de l’atmosphère enfumée des grandes villes, une semblable galerie est souvent trop obscure pour le travail pratique des portraits, de sorte c{u'il est désirable qu'on puisse se procurer à volonté un peu plus de lumière au moyen de la partie D.

Dans la construction indiquée par la figure 326, on peut facilement obtenir cet avantage : au lieu de continuer le toit opaque sur la galerie, dans l’espace entier A’ B’ G’, on laisse opaque seulement de A’ en B’.

Le verre commençant là et s’ouvrant sur le toit du passage obscur, formant une ligne de B’ enD; de cette manière, on a plus de lumière sans sacrifier rien des autres avantages.

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Il faut surtout veiller à la propreté des verres des fenêtres, de fa* çon.à ne pas amoindrir l’intensité lumineuse.

§ 10. Une galerie vitrée doit être placée, dans une ville, autant que possible sur le toit d’une haute maison, alin d’avoir Uaspect du soleil sur chaque côté : les châssis doivent être mobiles, de manière à procurer un fort courant d"air au besoin. A certains moments de l’année, le soleil, à midi, est vertical ou à peu près, mais la galerie sera arrangée de manière à pouvoir être ombrée sans enlever rien de la lumière latérale nécessaire pour opérer.

Une des erreurs les plus générales est de croire que, dans la construction d’une galerie vitrée, plus il y aura de verre, plus les' épreuves pourront y être faites rapidement ; presque toutes les galeries sont construites sur ce système qui est défectueux, tant sous le rapport de l’etfet que sous celui de la brièveté de la pose.

§ U . La lumière traverse un verre plan avec un effet chimique d’autant plus grand que la ligne de sa direction est perpendiculaire sur le plan du verre. Par conséquent, il est évident que le modèle placé à l’extrémité d’une galerie construite comme d’habitude, ne peut recevoir une lumière directe, et comme la lumière sur la tête doit être arrêtée ou brisée, il arrivera, si elle'ne l’est pas, qu'une personne à cheveux noirs paraîtra en avoir de gris. Toute la lumière qui arrive au modèle ayant été déviée de sa direction originelle, il en résulte une grande perte d'effet actinique; en outre, on reconnaît que quelque loin que soient placées les barres du châssis, comme elles doivent être fortes, elles interceptent une notable portion de lumière, non pour la galerie, mais pour le modèle.

On doit donc rechercher une lumière aussi forte que possible à un endroit de la galerie, la meilleure comme effet, et la plus commode pour le modèle. Comme on sait que l’angle d'incidence et l’angle de réflexion de la lumière sont égaux, il en suit comme conséquence naturelle que, si un rayon lumineux, frappant du ciel sur le modèle, doit passer à travers un verre sous un angle aigu, une grande partie ne passe pas, mais est réfléchie et perdue.

Fig. 327.

§ 12. La disposition suivante (fig. 327) de galerie vitrée est un

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