ÉPREÜTES POSITIVES SUR PAPIER PAR LES SELS DE FER
tion , une cause quelconque a rendu l’eau chargée de parties minérales que l’analyse démontre dans les cendres. 11 est donc très-important de ne se servir que de papier préparé avec une matière première irréprochable.
§ 10. Bain fixateur. On le compose de :
Hyposulfite de soude 1 partie.
Eau distillée 2
Les épreuves positives y restent jusqu'à ce que les lumières paraissent bien claires et que la transparence soit devenue complète. Il faut;, après le fixage^, laver soigneusement^ si l’on veut que les clairs ne deviennent pas jaunes avec le temps.
La proportion de ce bain de fixage est nécessaire pour conserver les tons obtenus ; un bain plus faible jaunit les épreuves.
Un bain de fixage employé ne doit plus l'être une seconde fois.
63 bis. — ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER par les sels de fer .- (PhIPSON-EmERSON^ REYNOLDS;, GaudiN;, 1862). (Phot.)
§ 1. Ce procédé est basé sur l’action réductrice de la lumière sur. les sels de fer à base organique, tels que l’oxalate de peroxyde de fer. On fait flotter le papier positif pendant 10' sur une solution verte d’oxalate de peroxyde de fer, à laquelle on a ajouté une certaine quantité d’oxalate d’ammoniaque (34, III).
Cette opération se fait à l’abri de la lumière. On relève le papier qu’on suspend à sécher.
§ 2. Pour obtenir une épreuve positive, on place ce papier sous un négatif pendant 10' ou 20', suivant l’intensité de la lumière. On lave alors la feuille à l’eau distillée ou de pluie : toutl’oxalate de peroxyde de fer non décomposé est enlevé , et il ne reste sur le papier qu’une image très-faible formée d’oxalate de peroxyde de fer de coiileur jaune pâle.
§ 3. On met l’épreuve à digérer pendant un instant dans une solution de permanganate de potasse additionnée de quelques gouttes d’ammoniaque (19). L’image prend alors un ton brun et se voit très -distinctement. On la retire et on la plonge dans une solution d’acide pyrogallique où elle reste 30'. Enfin, on la lave et on la sèche.
§ 4. L’image une fois développée est d’un brun foncé, et ne peut pas facilement se distinguer des épreuves par l’argent.
Ce procédé très -simple est fort peu coûteux, puisque les métaux chers en sont complètement exclus.
§ 5. L’oxalate de fer pourrait servir à faire des négatifs dans la chambre noire, on les développerait avec le permanganate de potasse et l’acide pyrogallique.
§ 6. Expériences de M. A. Gaudin sur ces papiers positifs.
Après avoir humecté quelques feuilles de papier avec une solution de peroxalate de fer (81, III), en opérant à la lueur d’une bougie,- plusieurs feuilles furent séchées spontanément, et une autre en l'appro-