OBJECTIFS DOUBLES
106. — OBJECTIFS DOUBLES (place des Lentilles et Diaphragmes) ; (Rothwell, 1861). (Opt.)
§ 1 . Il est extrêmement utile aux photographes de savoir, en voyage ou dans le cas d’un accident à leurs appareils, quels sont les principes simples qui leur permettent de disposer les lentilles de leur objectif, de manière à obtenir des épreuves exemptes de déformation, et de placer leur diaphragme d’une manière satisfaisante.
§ 2. La distance entre les deux lentilles, dans une combinaison double, est d’environ le dixième de la somme des distances focales des deux lentilles.
Supposons deux lentilles, l’une de 0“.15, l’autre de 0“.30 de distance focale ; la somme de ces deux nombres étant 0“.45, la distance à laquelle les deux lentilles doivent être placées dans la monture en sera le dixième, c’est-à-dire 1/10 = 0“.045.
§ 3. La disposition d’un diaphragme, entre les lentilles d’un objectif double, doit être en rapport avec les distances focales. Pour déterminer sa place dans Texemple ci-dessus, on dirait : 0“.45 (somme des deux distances focales) : 0“.045 (la distance entre les deux lentilles) : : 0“.30 (la plus grande distance focale) : a?, la distance inconnue entre le diaphragme et la lentille à plus long foyer.
Cette distance déterminée par la proportion ci-dessus étant égale à 0“.03, il en résulte que le diaphragme doit être placé à 0“.03 de la lentille à plus long foyer, et par suite à 0“.01S de celle à plus petit foyer; et ainsi de même pour toutes les longueurs quelconques des foyers de lentilles d’un objectif double donné.
§ 4. Si les deux lentilles possèdent des distances focales égales, il est évident que le diaphragme devra être placé à égale distance de l’une et de l’autre.
PRÉPARATION DE NITRATE d’aRGENT PUR.
107. — POSITION DES DIAPHRAGMES dans les Objectifs doubles. {Opt.). V. 106, § 3, III.
108. — PRÉPARATION DE NITRATE D’ARGENT PUR avec des alliages de cuivre et d’argent : (Barber, 1861). {Chim.). V. 112 — 439.
§ 1. On fait dissoudre l’alliage dans de l’acide nitrique (1002) comme à l’ordinaire, puis on pousse l’évaporation du liquide jusqu’à dessiccation et même commencement de fusion de la matière, afin de chasser tout excès d’acide.
§ 2. Le nitrate fondu est alors pulvérisé dans un mortier avec un peu d’oxyde d’argent (1030 bis). On y ajoute de l’eau distillée et l’on soumet le tout à l’ébullition. Le cuivre contenu est déplacé par l’oxyde d’argent et précipité à l’état d’oxyde. On le sépare ainsi complètement de la liqueur au moyen d’un filtre sur lequel'on ajoute un excès d’oxyde d’argent pareil à celui dont on s’est servi.
§ 3. On a formé, de cette manière, une solution de nitrate d’argent pur renfermant encore une petite quantité d’oxyde, qu’on neutralise avec précaution par un peu d’acide nitrique (1002) si l’on veut faire cristalliser, ou par un peu d'acide acétique si l’on doit faire un bain négatif.
§ 4. Cette méthode, pour enlever le cuivre du mélange d’argent et de cuivre, est préférable à celle qui consiste à faire fondre la masse jusqu'à ce que le cuivre entre en décomposition, afin que l’acide nitrique soit chassé et que le cuivre passe à l’état d’oxyde noir insoluble; car, par ce moyen, on forme presque toujours du nitrite d’argent, qui reste mélangé au nitrate et est très-défavorable aux réactions photographiques.