‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 2)Chapitre 84 sur 231 · PARTIE PÉRIODIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE PÉRIODIQUE

149. — ACTION, SUR L'ALCOOL, DES SELS qui entrent dans la composition du Collodion photographique : (A. Testelin, 1862). {Phot.)

§ 1 . Iode, brome. — L’iode (828) se dissout dans l’alcool (68) absolu ou hydraté, et le colore en rouge très-foncé, mais ne paraît pas avoir d’action directe. Si l’on ajoute, à cette teinture, de l’hydrate de potasse (1209) ou de soude (1328), la liqueur se décolore complètement, en s’échauffant d'autant plus que la solution est plus concentrée.

11 se forme alors de l’iodure de potassium (848) ou de sodium (1328), de l’acide formique (703), du formiate de ces mêmes bases (167, III, 168, III), et du periodure de formyle (177, III) si la base (145) n’est pas restée en excès.

§ 2. Oxydes métalliques. — La même réaction se produit et presqu’aussi vivement en présence des oxydes métalliques.

§ 3. Métaux. — Des fragments de zinc (1535), cadmium (198), fer' No 5. Mai 1863. 10

118 ACTION DE l’air ET DES SELS SUR l'ÉTHER SULFURIQUE.

(671), plomb (1182), etc., etc., produisent encore la réaction du § 1 dans les mêmes circonstances. Dans tous les cas où l’on décolore une teinture d’iode en y introduisant des fragments métalliques (1535 — 198 — 671 — 1182), il se forme toujours, indépendamment des autres produits, de l’iodure de formyle (171 , III) en certaine quantité.

§ 4. Ether, iode et acide nitrique. — L’alcool mélangé aux trois corps ci-dessus et abandonné à lui-même dans un flacon entièrement ou non rempli, produit tous les corps des § 1 et 3, mais au bout d’un certain temps, laisse déposer des cristaux blanc jaunâtres en forme d’aiguilles. D’autres fois, au lieu de ce dépôt, il se forme un liquide pesant et huileux. Ce liquide provient plus souvent de la présence du brome (183) que de celle de l’iode.

Cette substance, non encore isolée, est très-peu stable, même sous l’eau : seulement, on a constaté que la lumière la colorait en brun et la décomposait en iode et en un corps gazeux, dont l’odeur rappelle celle du chloral (154, III).

§ 5. Cette réaction est tout-à-fait identique à celle qui se produit dans un collodion dont le pyroxyle (409) a retenu de l’acide azotique (1002) ou azoteux entre ses fibres, soit par décomposition spontanée plus fréquente qu’on ne le croit, soit par défaut de lavage.

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