ACTION, sur l’ÉTHER SULFURIQUE, DE VklVi ET DES SELS
qui entrent dans le Collodion : (A. Testelin, 1862). [Phot.)
§ 1 . Air. — La'présence de l’air dans les flacons qui contiennent de Féther sulfurique (657) transforme ce corps, partiellement, en eau et en acide acétique (19), lequel, se combinant lentement à une seconde partie d’éther non décomposé, forme de l’éther acétiaue (132, 111). Sous l’influence de la lumière, l’action est plus vive et plus complexe.
§ 2. Métaux oxydables. — Lorsque l’éther est en^ contact de métaux oxydables tels que : le zinc (1535), le cadmium (198), le plomb (1182), le fer (671), etc., l’altération du liquide est profonde : l’absorption de l’oxygène (1033) marchant rapidement, il se, produit un acétate métallique, et alors la réaction est toujours accompagnée de la formation du formyle (169, 111) qui produit immédiatement : un formiate d’oxyde d’éthyle (166, 111) et un formiate métallique.
§ 3. Sels alcalins. — Les sels anhydres à bases alcalines sont pendant quelque temps sans action sur l’éther sulfurique pur et à la température ordinaire, mais dès que l’air humide a accès, l’éther devient brun rougeâtre par transparence, et on y trouve des acétates et des formiates des mêmes bases (145).
Les sels hydratés, comme cela se présente dans le collodion (307), produisent toujours cette réaction, et d’autant plus vite que l’éther trouve dans l’alcool (68) en présence, une source d’eau à l’état le plus favorable aux réactions atomiques ; car s’il est anhydre, l’alcool se décompose, s’il est hydraté, il cède son eau d’hydratation.
ALD-ÉHYDIQUE (aCIDE).
La coloration brune qui se produit et qui est due à la décomposition de l’aldéhyde (73) née de ces réactions, est masquée dans le collodion par celle des iodures (853) et de l’iode (828).’
§ 4. Iodures et bromures. — Quand ces corps se trouvent en présence de l’éther sulfurique, les changements spontanés deviennent intenses et multiples, et si par absorption d’oxygène, cet éther a déjà éprouvé un léger commencement de décomposition, les réactions marchent rapidement, quoiqu’elles prennent naissance dans un éther primitivement pur. Circonstance fort à remarquer pour la conduite des préparations du collodion photographique.
La plupart des iodures, des bromures et quelques chlorures en se dissolvant dans l’éther, se décomposent partiellement en dégageant de l’iode (828), du brome (183) ou du chlore (252), dont le contact avec l’éther décomposé ainsi, produit des acides correspondants qui agissent immédiatement à leur tour sur l’éther ambiant pour former : de l’acide acétique (19), formique (703), du formiate d’éthyle (166, III), de l’acide aldéhydique (151, III), etc.
Sous l’influence de la lumière, l’iode et le brome des iodures et bromures dissous au contact de substances hydrogénées comme l’éther et l’alcool, décqmposent en partie ces matières en s’emparant de leur hydrogène (786) pour lequel ils ont une grande tendance. 11 se forme d’un côté un oxyde (1029) de la base (145) d’abord unie à ces deux métalloïdes, et cet oxyde se combine à l’acide acétique existant en premier lieu dans l’éther un peu décomposé, ou qui se produit d’ailleurs abondamment à la faveur de l’oxygène dégagé pendant la réaction. 11 résulte donc un acétate, tandis que, d’autre part, l’iode et le brome, en s’emparant de l’hydrogène, produisent des acides iodhydrique et brômhydrique (183 ter) qui, à Tétât naissant dans l’éther, se décomposent à leur tour en eau et éther iodhydrique (164, III) et brômhydrique (161, III).
§ 5. Iode et brome. — Ajoutés directement à l’éther sulfurique, ils produisent des acides iodhydrique, brômhydrique et des éthers correspondants; de plus de l’acide formique (703), des composés iodés et brômés, du formyle (169, III), un corps semblable à Téther chloré pesant (162, III), et enfin, un produit analogue au chloral (154,
ni).
En distillant (5 1 4) la liqueur à une douce chaleur, on obtient successivement tous ces produits, à l’exception du periodure de formyle (177, III) et des liquides analogues au chloral (154, III) qui restent dans la cornue (403) mélangés d’une quantité variable d’éther brômé pesant.
§ 6. Alcool J iode et acide nitrique. — V. 149, § 4, III.