CHASSIS POSITIFS. {Phot
§ 1. Les châssis que l’on nomme positifs, sont destinés à la production, sur papier, des épreuves positives.
Le châssis positif le plus ordinaire est composé d'un cadre ABCD (fig. 64) en bois, de chêne solidement établi. Ce bâtis porte une glace G épaisse retenue par une feuillure, et les bords extérieurs du cadre sont taillés en biseau pour éviter l'ombre portée par l'épaisseur du bois lors de l'exposition à la lumière.
§ 2. La partie postérieure de la glace est fermée par une portière ou volet P mobile, s'ouvrant à charnière 0 0' par le milieu, ^e manière que les côtés puissent être ouverts indépendamment l'un de l'autre. La surface de ces volets qui regarde la glace est garnie en drap épais collé au bois sur toute son étendue.
^ 3. Sur les bords postérieurs du cadre, sont deux traverses TT' en chêne, maintenues au corps du châssis par des charnières d'un côté, et s'engageant de l'autre dans une mortaise mm', dont la profoodein
CHASSIS POSITIFS
est exactement la même que leur épaisseur; deux tourniquets en fer nn' k pivot^ et passant dans une gâchette, maintiennent ces traverses fixées au châssis.
Deux vis de pression vv’ ou deux ressorts en dessous (fig. 64, 66) sur chaque traverse (fig. 65) compriment à volonté les volets et les appuient contre la glace.
Fig. 65.
§ 4. Pour se .servir de cet appareil, on desserre les vis de pression Di'", on détourne les tourniquets, on enlève le volet, et. Pon place sur la glace le négatif, Tenvers contre la glace; on place dessus la feuille de papier positif, le côté nitraté en regard du négatif ; par-dessus, on met un coussin de plusieurs doubles de papier buvard épais, puis la planchette à volets; on rabat les barres, on ferme les tourniquets, et bon tourne les vis, assez pour produire une pression modérée.
§ 5. Lorsqu"on veut suivre la marche de Pépreuve, on desserre une barre, on détourne le tourniquet, on soulève le volet, le coussin et la feuille positive ; puis, Pinspection terminée, on remet le tout en place.
§ 6. Ce mode de châssis présente un assez grand inconvénient, c"est que si la pression des vis est inégale, la glace est sujette à se briser; d"un autre côté, si le négatif est fait sur un verre, celui-ci peut n"étre pas parfaitement plan et se briser aussi sous une pression trop énergique.
On a remplacé les vis de pression par des ressorts R R" fixés aux traverses (fig. 64), ou au cadre (fig. 66); ces ressorts, d"une force égale, sont cintrés, et le milieu du cintre est attaché à la traverse. Quand Pon ferme les barres pour assujettir la planchette, ces ressorts se trouvent bandés et exercent une pression douce et égale qui ne compromet ni le cliché ni la glace.
Fig. 66.
241 . — CHÂSSIS POSITIF à barres fixes et planchettes mobiles. {Phot.)
§ 1 . Ce châssis, d"une construction particulière et dont nous devons la communication à MM. Briois Delahaye, est composé d"un bâtis dont on voit la partie AB (fig. 68). La partie antérieure sur laquelle repose la glace G a ses arêtes taillées en biseau comme les châssis ordinaires, et la glace est maintenue par une feuillure intérieure.
§ 2. Deux planchettes à charnières D1,CH s"ouvrant séparément.
CHASSIS POSITIFS
maintiennent le négatif et le papier positif superposé. Elles sont fixées, <Eun côté, par un crochet F, et, de Tautre, par deux charnières en cuivre S. La partie des charnières qui tient à la planchette est percée
d'une rainure dans laquelle glisse un bouton attenant à chaque planchette {fig. 67). A la partie opposée, celle-ci est percée de deux trous dans lesquels passent deux petites tiges en fer ayant en dessous un bouton rivé qui trouve sa place dans les deux cavités du bâtis en AF. Sur chaque planchette, qui est doublée en drap noir, se trouve une traverse T fixée au bâtis et aux planchettes par les charnières S et par les deux petites tiges de fer dont nous venons de parler. Cette traverse porte en dessous un ressort R qui presse sur la planchette et la maintient adhérente au bâtis ABC.
§ 3. Le papier positif et le cliché étant placés comme d'habitude, on pose dessus un matelas de papier buvard, on referme les planchettes et on les fixe par le crochet.
§ 4. La glace portant le négatif et le matelas de buvard forment ainsi une épaisseur, mais 'on n'a pas à craindre un dérangement ni une fracture de la glace, parce que la planchette, trouvant une résistance quand on la ferme, se lève eu pressant sur les ressorts R et en glissant dans la rainure des charnières S (fig. 67) et autour des tiges de fer que porte la barre superposée T. De cette manière, la pression sur le négatif est réglée par le volume même qu’il occupe et sur chaque bord d'une manière égale.
242. — CHASSIS POSITIF à Glace mobile pour Papier ciré : (Trois- GROS). {Phot.)
§ 1 . Ce châssis positif (fig. 69), dont nous devons la communication à M. Secretan, diffère des autres en ce que la glace est mobile. Elle est montée sur un cadre A B CD fixé au châssis par deux charnières et maintenue fermée par trois embrasses en cuivre H qui forcent à rester adhérents le cadre du châssis M6BA et celui de la glace par les trois côtés, hors celui des charnières.
§ 2. La glace ffqui se meut dans le châssis inférieur Mô A est mobile et garnie en dessous d’une planchette épaisse portant à son milieu une platine en fer de 4 à 5™“ d'épaisseur, fixée par 4 vis. Une traverse en fer de 6“’“ d’épaisseur, fixée invariablement aux deux grands côtés du châssis, porte une vis de pression V qui, faisant effort au centre de la platine, sert à comprimer la planchette inférieure et la glace ff qu'elle porte,contre la glace E du châssis supérieur AB CD. C'est entre elles deux que sont placés le négatif sur papier et la feuille sensible qui sont maintenus par la disposition suivante ;
CHASSIS POSITIFS
Sur le côté du châssis fixe où se trouvent les charnières de la glace mobile E, est placée une espèce de griffe formée de deux lames de cuivre qui ne dépassent pas Tépaisseur du bois du châssis, et pincent avec force les papiers négatif et positif pendant Tinsolation, dans le but d'éviter un dérangement quand on veut vérifier la venue de l’image.
Cette griffe est serrée par deux vis placées en dessous et dont on tourne le bouton à volonté.
Fig. 69.
§ 3. Le châssis tout entier est supporté par 4 pieds ML pour que la saillie de la tête de vis en fer qui opère la pression en dessous ne gêne pas la stabilité nécessaire quand on veut vérifier la venue de répreuve.
§ 4. Pour s'en servir, on ouvre les trois embrasses de cuivre H, on lève la partie mobile porte-glace E, on desserre par-dessous les vis de la griffe, on place sur la glace du fond le papier positif, le côté sensible en dessus; sur lui, le négatif sur papier; on les introduit sous la griffe que l'on serre avec force par derrière, on-rabat le châssis porte-glace que l'on assujettit avec les trois embrasses, on tourne la vis de pression V en fer qui, portant sur la platine, comprime entre les deux glaces les papiers et produit une adhérence parfaite.
§ 5. Un des grands avantages de ce système, c'est que l'on peut juger à chaque instant, et par une seule opération, de la venue de l'image entière, puisque le négatif et le positif sont tenus en position invariable, seulement par un de leurs bords.