‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 194 sur 570 · CHASSIS POUR FONDS UNIS · texte numérisé non relu

CHASSIS POUR FONDS UNIS

permettre ce mouvement et à rapprocher parfaitement les deux bords des places en contact lorsque le châssis est fermé.

Des ressorts disposés dans Tintérieur opèrent une pression égale.

Cet appareil présente Tinconvénient d^un poids plus considérable que celui des châssis ordinaires, à cause des trois glaces épaisses qu^il contient et de Tarmature qu'elles nécessitent; il est en outre d'un prix plus élevé.

. 244. — CHÂSSIS POUR FONDS unis des Portraits. {Phot.)

§ 1 . Le châssis (fig. 71) pour faire les fonds unis est formé d'une planchette en chêne d'un centimètre et demi d'épaisseur, parfaitement polie et dressée. Sur cette planchette, on place d'abord quelques doubles de papier buvard épais, puis l'épreuve non fixée dont on veut faire le fond. A cette planchette est fixé, par des charnières, un bâtis léger en bois portant une glace épaisse qui s'applique parfaitement sur la surface de la planchette et presse sur le dessin qui y est placé pour le maintenir en place. Ce bâtis est maintenu fermé par un taquet en bois fixé cà la planchette par une vis.

Fig. 71

§ 2. Lorsqu'on doit faire le fond d'un dessin, il faut d'abord tirer une épreuve que l'on ne fixe pas et dans laquelle on découpe les contours du portrait; puis, on expose à la lumière les deux parties découpées, le tour et l'image, pour les faire noircir. On tire alors une épreuve du portrait en garantissant le fond qui l'entoure avec la partie, maintenant noircie, qui faisait le fond de la première épreuve que l'on a découpée. On a ainsi un portrait avec un fond complètement blanc, qui se fait dans le châssis positif ordinaire (fig. 64).

§ 3. On arrive alors à la deuxième opération, on place la découpure noircie du portrait sur l'épreuve venue, de manière à couvrir

CHASSIS POSITIFS

exactement le personnage en laissant libre le fond blanc^ ce qui est facile avec le châssis (fig. 71), puisque la glace est en dessus.

§ 4. Dès que Tadaptation est bien scrupuleusement faite, on ferme la glace, on expose à la lumière en dégradant les teintes du fond à volonté, au moyen d'un tampon de linge que Ton promène, ou d’un carton. On obtient de cette manière des tons très-harmonieux et dont les teintes peuvent être opposées artistiquement aux ombres et aux clairs de la figure pour la faire valoir. Il ne reste plus qu’à raccorder au pinceau les petites traces qui existent autour de l’image. Le fond fait, on retire du châssis et on fixe.

Cette opération est délicate^ demande un grand soin et ne peut être faite que par une main exercée et sur papier salé non albuminé.

245. — CHASSIS POSITIF pour positives sur albumine négative : (Desprats). {Phot.)

§ 1. L’épreuve stéréoscopique négative (55) étant prise sur une glace de 17 X 8 cent., la glace destinée à l’épreuve positive aura la même grandeur.

Alors que la couche sensible sera prête à l’impression , on placera sur la glace épaisse G du châssis positif (fig. 64) une feuille de papier noir portant une ouverture de 0“.15 x 0^07 que l’on peut à volonté diviser par une bande de 0,01 de large. Une autre petite bande de carton, un peu plus épais que le verre du négatif, règne le long et près d’un des grands côtés du champ libre de la glace. Cette bande est destinée à faire feuillure et à maintenir dans une position fixe le négatif et le positif à reproduire. Une petite tige métallique ou style de 2 à 3 cent, de haut est fixée perpendiculairement sur la face extérieure du cadre ABC D de la glace (fig. 64). Un pied de campagne (1159) sur lequel s’adapte le dos du châssis, permet toutes les inclinaisons nécessaires.

§ 2. On couvre d’un voile noir la glace G du châssis que l’on dispose perpendiculairement au soleil au moyen du style, et l’on découvre rapidement 2" au soleil d’été.

La lumière diffuse donne moins de vigueur. Il faut, dans tous les cas, pour ce genre de tirage, des négatifs d’une intensité particulière et différente de ceux qui doivent donner des épreuves sur papier. 11 faut moins d’opposition entre la lumière et les ombres, un aspect plus gris, plus homogène, les demi-teintes tendent toujours à ne pas venir; en en gardant beaucoup sur le négatif, il en reste juste assez au positif pour un effet harmonieux. (Y. 55 — 1419.)

Page 1