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ACÉTIQUE (acide) = C^H3 0^ HO. (C/nm

§ 1. L'acide acétique, dont la composition vraie doit être n’est connu qu'à l’état d'hydrate. C'est un liquide incolore, d'une saveur forte , d'une odeur pénétrante et caractéristique. 11 se solidifie à -j- 1 8° et bout à -]- 1 1 9®.

§ 2. Cet acide appartient à la série alcoolique, sa formule représente celle de l'alcool C^ H® 0^ dans laquelle deux équivalents (362)

ACÉTIQUE (acide).

d’hydrogène (786) sont remplacés par deux équivalents d’oxygène (1 033). La formule générale des acétates montre qu’un équiva-

lent d’eau dans l’acide (21) se remplace par un équivalent de hase (145).

§ 3. L’acide acétique le plus concentré a une densité de 1^063. Si on y ajoute de l’eau, sa densité augmente jusqu’au point où il contient 3 équivalents d’eau, puis elle diminue, ce qui fait que l’aréomètre (111) ne peut pas servir à démontrer sa richesse en acide.

§ 4. Exposé à l’air, l’acide acétique en attire l’humidité. Sa vapeur prend feu à l’approche d’un corps enflammé. 11 doit donc, comme l’éther (657), être manié avec prudence dans les laboratoires photographiques (862).

§ 5. L’acide acétique cristallisable qu’on emploie constamment en photographie, n’est pas l’acide amené à sa plus grande concentration, il ne se solidifie guère qu’à -{-4® ou-|-5®, et même, si le flacon est fermé, il peut rester liquide jusqu’au-dessous de zéro sous la pression de sa vapeur.

Pour préparer facilement l’acide acétique, on mélange 5 parties d’acétate de soude (14) et 10 parties d’acide sulfurique (1380). On les met dans une cornue de verre et l’on distille doucement. En refroidissant le liquide obtenu, il gèle. On décante la partie aqueuse restée liquide, et, en recommençant deux ou trois fois cette opération, on obtient de l’acide acétique monohydraté.

§ 6. On peut encore préparer l’acide acétique de la manière suivante ;

On prend deux matras ou ballons (143) de dimension différente, le plus petit rempli de verdet (439) ou acétate de cuivre (11) du commerce. On engage le col du plus petit dans celui du plus grand, tenu horizontalement couché dans une terrine d’eau fraîche et recouvert d’un linge mouillé dont les bouts pendent dans l'eau.

On chauffe le petit matras avec une lampe à esprit-de-vin (68), en tournant un peu, et on arrose le linge qui couvre le plus grand. L’acide distille en traînées blanches et se condense facilement. En 10', on peut en obtenir 50 gr.

11 faut avoir soin de ne pas laisser de poussière de cuivre au col du petit matras pour avoir l’acide incolore.

§ 7. On le concentre au moyen de refroidissements successifs. Dans cette distillation, l’acide se trouv'e mélangé d’acétone (20), et le col du matras se tapisse d’une poudre blanche lanugineuse de protoacétate de cuivre anhydre (68, § 7).

§ 8. L’emploi de l’acide acétique, en photographie, est continuel.

Cet acide est joint au bain d’argent négatif dans les procédés sur papier (128 — 130), et sur albumine (136), dans les liquides continuateurs de l’image sur collodion, qu’ils aient pour base l’acide pyrogallique (1239) ou le protosulfate de fer (1230). Sa combinaison avec l’argent donne un acétate (9j sensible à la lumière, avec lequel on peut préparer un papier négatif (1056) recevant une image que l’acide gallique

ACHROMATISME.

peut développer. Cette méthode n'a pas encore été amenée à des résultats pratiques.

§ 9. La conversion de l'alcool (68) en acide acétique s'effectue dans des circonstances assez variées et en présence d'un assez grand nombre de substances. 11 est donc très-important, l'alcool entrant dans la majeure partie des formules photographiques, d'être en garde contre son acétification.

§ 10. L'acide acétique donne naissance, par sa combinaison avec les bases, à une série de sels (1306) qui sont tous solubles, quelquesuns à un haut degré, excepté l'acétate d'argent (10) et l'acétate de protoxyde de mercure. Tous sont décomposables par la chaleur et fournissent un liquide dont la composition est û, que l'on appelle acétone (20) et qui ne diffère de l'acide acétique que par un équivalent d'acide carbonique (211); c'est un liquide incolore, très-fluide, d'une odeur aromatique particulière, qui, distillé avec le chlorure de chaux, donne le chloroforme.

§ 11. MM. Terreil et Château ont trouvé un moyen économique de purifier l'acide acétique. Ce procédé consiste à traiter les acides acétiques bruts sortant des appareils de condensation par l'acide sulfurique (1380) ordinaire, dans les proportions de 5 à 15 O/o de l'acide acétique brut, selon que celui-ci est plus ou moins chargé de goudron. On peut remplacer l’acide sulfurique par un autre acide, pourvu qu'il soit plus fixe que l'acide acétique ; mais le premier est préférable, à cause de sa fixité et du bon marché auquel on peut se le procurer.

Par cette opération , la combinaison du goudron et de l'acide acétique provenant de la distillation des matières organiques est décomposée, presque tout le goudron se sépare immédiatement, en se combinant avec l'acide sulfurique ajouté; on laisse reposer 24 heures, et le goudron se rassemble au fond du vase.

On sépare , par décantation ou tout autre moyen, l'acide acétique du dépôt. Il contient encore une combinaison sulfo-goudronneuse et de l'acide sulfurique dont on le débarrasse par simple distillation (514).

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