COLOPHANE
4® Que, sans secours de fermentation organique, la présence atomique de l’oxygène naissant suffit pour acétifier l’alcool;
5® Que l’affinité du brome pour l’éther est très-forte ; assez pour lui faire abandonner une solution, peut-être même une combinaison peu stable, mais qu’ ensuite l’éther est attaqué par lui et décomposé à son tour;
6® Enfin, à l’excès de l’air, l’éther, au contact des alcalis hydratés, produit de l’acide acétique; les métaux oxydables tendent à décomposer l’éther et à produire des acétates ;
7® L’acide nitrique (qui peut être retenu ou reproduit par la décomposition spontanée ou catalytique du fulmi-coton) attaque l’éther et donne naissance aux acides acétique, formique, carbonique, oxalique et à l’aldéhyde ;
Voilà plus de causes qu’il n’en faut pour nous faire comprendre et assurer que dans le collodion sensibilisé, l’acide acétique se forme, s’empare de l’oxyde ou du métal en présence, et élimine l’iode qui colore le collodion.
§ iO. Cet effet est fâcheux, parce qu’il met en liberté dans le collodion, dont l’odeur de pomme est caractéristique, des collodions acidifiés, des corps solubles dans le bain d’argent, et qui ont pour effet de ralentir l’action lumineuse sur la couche sensible ; ou, pour parler plus exactement, qui empêchent, lors de l’apparition de l’image, la réaction de se faire sans embarras et d’un seul coup, par suite de la tendance très-forte que possède l’aldéhyde d’absorber l’oxygène.
§11. Quant un bain d’argent et un collodion sont dans les cas dont nous parlons, on rendrait à l’apparition de l’image toute sa rapidité et son intensité, en mouillant, avant le développement, la couche avec une solution neuve d’azotate d’argent neutre à 5 O/q. On arrive encore plus sûrement au but, en renouvelant souvent le bain d’argent neutre, d’autant plus que le collodion est plus vieux.