‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 292 sur 570 · COLORIAGE DES ÉPREUVES · texte numérisé non relu

COLORIAGE DES ÉPREUVES

§ 6. Tous les photographes qui ont fait des épreuves daguerriennes, ont remarqué^ par hasard^ et sous l’empire de circonstances inconnues^ certaines images colorées h la place où les couleurs devaient être. Ces teintes dérivant presque toujours de la couleur rouge, présentent des tons de chair, des roses ou des gris rosés. Nous n’avons jamais rencontré de vert ni de jaune; des hleus souvent, mais la solarisation pouvait les produire.

§ 7. L’abandon des placées daguerrieimes est fâcheux au point de vue de ces recherches, car il est probable que ce sera par elles que les épreuves colorées seront découvertes. L’exquise sensibilité de la cèiiche qu’on peut obtenir à leur surface, sur une infiniment petite épaisseur, l’égalité de la substance, en font une matière éminemment propre à des expériences aussi délicates.

§ 8. Remarquons, en terminant, que l’obtention du chlorure rose d’argent qui, seul jusqu’à ce jour, reproduit les couleurs, ne peut être faite que sur le métal, puisqu’il exige l’emploi d’une chaleur assez forte (768).

383. — COLORIAGE DES ÉPREUVES photographiques : (Ziegler, 1851). (Dess.)

§ 1. Sur plaque daguerrienne.

Les premiers efforts à ce sujet paraissent être dus à M. Laicky, vers 1843. M. De Leuze, à la même époque, etM. C. Chevalier, avaient essayé des transparents superposés de diverses matières. M.Claudet aussi indique les poudres impalpables obtenues par le broiement des substances colorantes les plus subtiles. La qualité des couleurs doit varier comme celle des matières premières. Les couleurs pour le daguerréotype sont déposées dans des tubes en verre, les pinceaux doivent être en martre fauve, fins, fermes et veloutés. Le coloriage doit être r ipide et léger.

11 est indispensable de projeter l’haleine sur la plaque avant d’appliquer la couleur, cette légère humidité aide à la prise des tons. Surtout, il faut que le chlorurage au sel d’or ait été parfaitement et solidement fait. On peut également laver la plaque, avant de la sécher, avec de l’eau distillée contenant une très-faible proportion de gomme arabique, mais il en faut assez peu pour que le séchage si délicat de la plaque n’en soit pas altéré.

Les couleurs doivent être couchées doucement sans y revenir, franchement cependant, en se souvenant que les noirs, étant formés par la surface même, pure, de l’argent, ne peuvent pas retenir la couleur, et que celle-ci prendra d’autant plus facilement, que la partie où on l’appliquera sera plus chargée de globules mercuriques.

L’application de l’or et de l’argent est toujours une opération scabreuse, parce qu’elle présente un côté ridicule d’enluminure. Cependant, comme point lumineux seulement, ces deux métaux peuvent rendre des services. Dans ce cas, il faut faire tous les ors avec des tons chauds dorés, et les argents avec des blancs bleutés ou gris. Dans

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