‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 323 sur 570 · CUIVRE = Cu == 395,6. {Chim · texte numérisé non relu

CUIVRE = Cu == 395,6. {Chim

§ 1 . Le cuivre se rencontre quelquefois à l’état natif, mais presque toujours il est combiné avec les métalloïdes, l’oxygène (1033), l’arsenic (116), le soufre (1341 bis).

Dans le commerce, il se rencontre presque pur. Le cuivre natif est souvent cristallisé sous forme de petits octaèdres réguliers; on l’obtient chimiquement pur, en réduisant par le gaz hydrogène (786) son oxyde pur chauffé dans un tube. Le métal reste en forme de poudre rouge, prenant, sous le brunissoir, un bel éclat métallique.

CUIVRER l’acier PAR LA PILE.

§ 2. Le cuivre a une couleur rouge caractéristique; réduit en lames très-minces, il devient transparent. Il présente alors la couleur verte à la lumière transmise, teinte complémentaire de l’autre.

11 est très-malléable et jouit d’une assez grande ténacité, car un fil de 2““. de diamètre ne se rompt que sous une charge de 140 küog. Sa densité varie entre 8,78 et 8,96, suivant le travail auquel il a été soumis. Il acquiert, par le frottement, une odeur désagréable, présente une saveur particulière,, et fond à une forte chaleur .rouge. 11 dégage des vapeurs c{ui brûlent avec une flamme verte.

§ 3. Le cuivre s’oxyde rapidement à l’air humide, surtout s’il existe des vapeurs. Il se couvre alors d’une matière verte appelée communément vert-de-gris.

11 décompose la vapeur d’eau à une forte chaleur blanche en produisant du gaz hydrogène (786). Ce métal se dissout facilement à froid dans l’acide azotique (1002) et il se dégage du deutoxyde d’azote, même quand l’acide est étendu (984).

§ 4. Le protoxyde de cuivre (Cu 0) s’obtient facilement en décomposant l’azotate de cuivre par la chaleur; on produit ainsi l’oxyde sous forme d’une poudre noire, qui condense facilement l’humidité de l’air.

§ 5. Si, dans la dissolution d’un sel de protoxyde de cuivre, on verse de la potasse cantique (1 209) , il se forme un précipité bleu-gris qui est un hydrate de protoxyde. Cet hydrate perd facilement son eau par la chaleur, se dissout dans l’ammoniaque (91) et donne une dissolution d’un beau bleu un peu pourpré, qu’on appelle eau céleste.

§ 6. Le protoxyde de cuivre forme des sels qui s’obtiennent en dissolvant dans les acides le protoxyde de cuivre, ou mieux son hydrate ou son carbonate.

§ 7. La photographie utilise très-peu de sels de cuivre dans ses procédés.

Le nitrate (991) est indifférent; l’acétate [ou verdet) (11) sert seulement par sa distillation à produire l’acide acétique (19) dont on fait grand usage.

440. — CUIVRER L’ACIER par la Pile. [Grav. hél.). V. 465 — 1 162.

§ 1 . L’opération du cuivrage de l’acier est d’une utilité incontestable pour obtenir une dorure solide et belle, parce que l’acier, comme le fer, le zinc, l’étain et le plomb, se dore très-difficilement, et que la dorure sur ces métaux u’acquierr jamais un degré convenable de ténacité.

§ 2. Pour cuivrer l’acier brut, on lui fait subir les préparations de re- ’cvit, de dcrochage et de décapage indiquées pour la dorure de l’acier (520); puis on le suspend àTcleclrode négative d’une pile, de manière qu’il plonge dans un bain de sulfate de cuivre. La pièce à cuivrer reste dans le bain pendant un temps plus ou moins long, suivant l’épaisseur que l’on veut donner à la couche.

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