ALBUMINE
§ 1. L’albumine est un principe très-abondamment répandu parmi les êtres organisés. Elle appartient non-seulement aux animaux, mais aux plantes. Le sérum du sang et le blanc d’œuf fournissent une idée exacte de ce corps. Elle n’y est pas à l’état de pureté, mais accompagnée d’une proportion notable de principes salins et de quelques traces de corps gras. L’albumine, telle qu’elle se trouve dans le blanc d’œuf, est suffisamment pure pour les usages photographiques ; elle y domine, mais est accompagnée de mucuSj d’une matière grasse formée d'oléine et de stéarine^ de soude, de chlorure de sodium et de plusieurs autres substances inorganiques eu petite quantité.
§ 2. Quand on veut obtenir l’albumine parfaitement exempte de corps étrangers, il faut employer les moyens suivants : évaporez le blanc d’œuf à une tempéMture qui ne clépasse pas -|- vous obtiendrez une couche mince, solide et transparente, adhérant très-facilement au vase. Cette substance desséchée et réduite en poudre fine est traitée par l’éther (037) qui enlève les matières grasses. On sépare alors l’éther au moyen de l’alcool (68).
§ 3. Pour enlever les sels que l’albumine contient, il faut la coaguler par l’acide chlorhydrique (234), dissoudre dans l'eau l’hydrochlorate d’albumine ainsi formé. Versant alors du carbonate d’ammoniaque (206) dans la liqueur, l’albumine insoluble se précipite. On